Quand le téléphone ne sonne pas
Kevin Nzoula Mendome, natif de Libreville au Gabon, soutient avoir envoyé près de 300 curriculum vitae aux entreprises de Shawinigan et de la Mauricie sur une période de cinq ans, mais en vain.
Venu en région dans le cadre de ses études en administration des affaires à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), l’Africain d’origine a ensuite entrepris une maîtrise en administration publique à L’École nationale d’administration publique (ÉNAP) au campus de Québec. Il souhaite œuvrer dans le domaine des ressources humaines et de la gestion. Parallèlement à ses études, M. Nzoula Mendome a fait la connaissance de sa conjointe, une résidente de Grand-Mère.
«Je sais que j’ai des compétences en ressources humaines et mon bagage scolaire le prouve. De plus, je veux travailler et je suis en bonne santé», affirme celui qui passe ses journées à essayer de contrer sa situation de chômeur. «Malgré mes démarches actives et plusieurs visites sur les lieux de travail potentiels, rien ne porte fruit.»
Un domaine d’étude en essor
Pourtant, d’après Anne-Sophie Charlot du département des Sciences de la gestion de l’UQTR, les perspectives d’emploi dans le domaine en région sont encourageantes. «C’est certain que le savoir-faire est de mise, mais les employeurs recherchent également le savoir-être de leur employé», souligne-t-elle. Si le parcours scolaire du diplômé paraît des plus intéressants aux yeux de Mme Charlot, elle n’ose pas s’avancer sur les raisons qui apportent l’ancien étudiant à demeurer sans emploi.
«Parmi toutes les entreprises que j’ai approchées, pas une seule ne m’a convoqué en entrevue ou simplement donné un suivi quelconque !», se désole M. Nzoula Mendome. Pourtant, l’homme le répète, il fait tout en son pouvoir pour décrocher un poste relié à son champ d’études sans véritable égard au salaire.
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