Depuis six ans maintenant, l’Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice et divers partenaires organisent la journée Viens vivre la forêt à la Pépinière de Grandes-Piles. À cette occasion, plus de 400 jeunes étudiants du secondaire, provenant majoritairement de la Mauricie, explorent les différents métiers de l’industrie forestière.
«L’activité poursuit deux objectifs, souligne Réjean St-Arnaud, directeur général du Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries de la transformation du bois. Sensibiliser les jeunes à ce qui se fait dans le secteur. Qui travaille là dedans? Comment ça se passe dans ce métier là? Deuxièmement, ceux qui pourraient avoir un intérêt à venir dans le secteur, ça peut leur ouvrir des portes et leur donner des conseils. Quelle formation devraient-ils aller prendre? C’est quoi au juste le métier qu’ils voudraient apprendre. Ils ont des exemples concrets et des informations pertinentes données par des experts du secteur.»
Lors de leur visite, les étudiants ont ainsi pu connaître le métier d’ingénieur forestier, apprendre à survivre en forêt, manœuvrer de la machinerie lourde ou encore, vivre quelques instants dans la peau d’un coordonnateur en harmonisation. En tout et partout, 26 ateliers avaient été conçus à leur intention.
L’activité Viens vivre la forêt est organisée dans huit régions au Québec. Réjean St-Arnaud fait valoir l’importance d’une telle journée en indiquant que l’industrie forestière appréhende présentement une pénurie de main d’œuvre lorsque la reprise économique, prévue pour 2013 dans le secteur, se pointera le nez.
«On subit encore les conséquences du documentaire L’erreur boréale de Richard Desjardins déplore le directeur général du CSMOITB. En Europe, l’industrie forestière est valorisée contrairement à ici où on est pointé du doigts dès qu’on coupe un arbre.»


