Les villes de La Tuque et Shawinigan, la MRC de Mékinac ainsi que Tourisme Mauricie ont annoncé ce mercredi qu’ils investiraient 1,8 million$ entre 2013 et 2017 afin de permettre les opérations de balisage de la rivière.
En prévision de ce moment historique, une carte bathymétrique, le tracé du chenal et la localisation des bouées devront être complétés d’ici la fin du printemps 2013. Parallèlement, une équipe verra à développer toute l’information et la réglementation relatives à la circulation des plaisanciers.
Initié en 2008, le projet a finalement obtenu le feu vert suite aux conclusions d’une étude réalisée par le Groupe Synergis en 2009 et 2010. Le document révèle que sur une période de 11 ans, la rivière Saint-Maurice a affiché durant 7 ans un débit de 445 mètres cubes/seconde en période estivale. Ce débit moyen assure une profondeur minimum de 1,50 mètre, permettant ainsi aux embarcations ayant un tirant d’eau de 1 mètre une navigation sans encombre. Les quatre autres années où un débit inférieur à 445 mètres cubes/seconde a été enregistré, il ne s’agit que d’une période de quelques semaines soutient le Groupe Synergis.
Douze endroits bien ciblés sur la rivière sont problématiques lorsque le débit tombe sous la barre des 445 mètres cubes/seconde. Le Groupe Synergis a établi un chenal navigable pour chacun de ces sites et selon la firme, des pontons ayant un tirant d’eau de moins de 24 pouces seraient en mesure de circuler entre Shawinigan et La Tuque en empruntant ce circuit.
Considéré comme un projet de nature privée, le balisage de la rivière Saint-Maurice n’a pas à être homologué par la Garde côtière canadienne. Celle-ci a cependant apporté son aide au projet puisque le Groupe Synergis a été rencontrer ses experts à trois reprises au cours de son mandat.
Même si des détails demeurent à finaliser, les villes de Shawinigan et de La Tuque ainsi que municipalités riveraines de la MRC de Mékinac devront prendre la responsabilité d’assurer la sécurité sur la section de la rivière qui passe sur son territoire.
Des ententes de collaboration pourraient toutefois être établies pour des secteurs plus problématiques, tout particulièrement entre la MRC de Mékinac et La Tuque. Il serait donc possible que le Service incendie de Ville de La Tuque intervienne pour un problème survenu à Grande-Anse, dans la municipalité de Trois-Rives par exemple. Des questions légales et d’assurances demeurent à éclaircir sur ce point avant de finaliser l’entente.
Impact économiqueParallèlement aux études techniques, les promoteurs avaient mandaté la firme Genivar une étude d’impact économique à propos de la navigation sur la rivière Saint-Maurice. Il s’est avéré que le projet contribuerait à augmenter la clientèle touristique, ce qui permettrait de développer de nouvelles entreprises dans le secteur, à consolider celles déjà en place et à diversifier l’économie de la région.
La navigation sur la Saint-Maurice contribuerait également à améliorer la notoriété de la Mauricie sur les marchés extérieurs. Des projets relatifs à l’histoire de la drave, du Haut Saint-Maurice et des communautés autochtones pourraient être mis en place ultérieurement.


