Moins de 24 heures après avoir obtenu la confiance de ses électeurs pour un 5e mandat de suite, elle disait vivre un jour triste en ce 5 septembre. «C’est lui qui est venu me chercher en 2001 lors de ma première campagne au provincial», rappelait-elle à L’Hebdo.
De ministre déléguée à la Santé et à la Condition des aînés à ministre déléguée aux Transports à ministre senior aux Transport puis à compter de 2010, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet a presque toujours siégé au conseil des ministres depuis l’élection du printemps 2003 alors que Jean Charest et les libéraux ont pris le pouvoir.
Bien plus que le chef d’État, c’est son côté humain qui l’aura toujours impressionnée. «C’était un homme sensible, disponible pour chacun de nous», en parlant des membres du caucus libéral.
Il était souvent mentionné que Julie Boulet entretenait une relation privilégiée avec l’ex-premier ministre. La principale intéressée relève aujourd’hui un secret: «Ce n’était pas propre à moi. Chacun de nous aujourd’hui (mercredi) racontait avec son lien particulier avec lui. C’était ça, Jean Charest. Ça démontre à quel point il était humain.»
Ainsi, le premier ministre prenait le temps de téléphoner à la maison aux membres de son équipe qui pouvaient vivre un deuil, une naissance, un mariage. «Si tu avais des ennuis, il était toujours là pour t’écouter.»
C’est un secret de polichinelle que de dire que c’est Jean Charest qui a convaincu Julie Boulet de se représenter lors de l’élection du 4 septembre, elle dont la rumeur indiquait qu’elle voulait accrocher ses patins. La principale intéressée ne le nie pas et elle l’assume aussi pleinement. Pas de regret de son côté, maintenant que son mentor quitte la vie politique et que de son côté, elle siègera dans l’opposition. «Il me l’a demandé mais c’était ma décision, une décision éclairée» déclare-t-elle, répétant que Jean Charest demeurera pour elle une inspiration marquante.


