Le projet la symbiose industrielle vise à donner une valeur ajoutée aux déchets des entreprises de la région pour que les extrants des uns, les déchets rejetés d'une entreprise, deviennent les intrants des autres, produits récupérés entrant dans la fabrication de nouveaux produits,
«Ce projet donnera une valeur ajoutée aux déchets des entreprises plutôt que de se ramasser à la poubelle, précise d'entrée de jeu le directeur général du CLD Shawinigan, Luc Arvisais. L'idée est simple, mais l'enjeu est important.»
M. Arvisais soutient qu'il y a des gains à faire sur plusieurs plans : environnemental, économique et du côté du réseautage, voire même du côté de la création d'emploi. «S'il y a une modification de quelque sorte des extrants d'une entreprise pour qu'ils répondent aux normes des entrants d'une autre entreprise, dans ce contexte, il pourrait y avoir de la création d'emplois.»
Le projet en est à ses premiers balbutiements et le lancement officiel était un appel aux entreprises pour faire connaître le projet. «Une quarantaine d'entreprises a été ciblée pour représenter l'industrie. Elles seront contactées dans les prochaines semaines. Nous devons recenser les matières disponibles, mais nous devons également regarder la possibilité que les entreprises puissent accepter les produits recyclés, sans diminuer la qualité de leurs propres produits», explique la directrice technique du CTTEI, Claude Maheux-Picard. Tout type de rejets sera accepté; bois, métaux, fibre de verre, produits chimiques, etc.
Les retombées économiques ainsi que la contribution des entreprises sont encore difficiles à évaluer, mais elles n'inquiètent pas le directeur du CLD. «À partir du moment où les entreprises saisiront l'enjeu économique, je pense que la réceptivité sera grande parce qu'on parle ici de donner une valeur à quelque chose qui n'en a pas.»
Le maire Michel Angers soulignait au passage la volonté qu'a Shawinigan de faire du développement durable un enjeu important. «C'est plus qu'une simple préoccupation, c'est une nécessité.» Il mentionne également que ce projet sera une belle opportunité d'unir la recherche aux entreprises.
Un total de huit mois est requis pour le lancement, les rencontres d'entreprise, les matières disponibles et pour les maillages entre les compagnies.

