Le député de Saint-Maurice a versé le total de la somme qu’il s’était engagé à débourser à l’automne 2010 pour le gymnase de l’école en accord avec le maire de Saint-Mathieu-du-Parc Claude Mayrand. «Vu l’imminence de la prochaine campagne électorale et ma décision de me retirer de la vie politique active, je tiens à honorer mon engagement et ce, malgré l’absence de confirmation du projet. Je désire procéder immédiatement au versement de la somme entière, soit 10 000$», a-t-il déclaré.
À de multiples reprises, Claude Pinard a tenté de convaincre les ministres du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport à aller de l’avant dans le projet en versant une subvention de 700 000$ au projet estimé à 1.4 million de dollars, mais sans succès. On lui aurait clairement indiqué que le dossier ne faisait pas partie des priorités du gouvernement Charest, sa réalisation n’étant pas située dans les grands centres urbains du Québec.
À cela, le député de Saint-Maurice se serait insurgé vivement. «Nous ne sommes pas au Mali ni au Bénin ici, nous sommes à Saint-Mathieu-du-Parc où chaque citoyen paie le même montant de taxes que les autres villes du Québec. La construction d’un gymnase dans une école n’est pas un luxe, c’est de la survie pure et simple», s’est exclamé le député péquiste qui estime que les Libéraux paraissent bouder les contés non partisans.
Deux conditions à respecter
Claude Pinard remet sa subvention à la municipalité sous deux conditions. Premièrement, l’engagement écrit à réserver la somme allouée à la réalisation du gymnase d’ici le mois d’août 2013. Deuxième, il émet la possibilité de prolonger l’amélioration des équipements sportifs et de loisirs des jeunes jusqu’en décembre 2014 dans le cas ou la contribution financière du gouvernement se ferait attendre.
De son côté, le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude Mayrand, affirme être ravi par le geste du député qui est «un homme de parole» et souhaite que le gouvernement confirme enfin sa contribution. «On fait ça pour nos jeunes et l’avenir de la municipalité», indique-t-il.
La faute au rapport du Vérificateur général du Québec ?
Le député de Saint-Maurice se questionne aussi sur les points soulevés par le rapport du Vérificateur général du Québec concernant le financement des équipements sportifs et la gestion de l’actuelle ministre. Il estime que la gestion de la ministre Courchesne paralyse l’action du ministère et dessert la municipalité. «Les terrains synthétiques de l’École secondaire des Chutes ont été visés à Québec (par le rapport). J’ai l’impression que Saint-Mathieu en paie le prix aujourd’hui», avance M. Pinard qui se dit désabusé de la lenteur des démarches du projet de gymnase.
Le rapport observe en effet que le ministère a «exigé un produit spécifique ou des qualités spécifiques correspondant à un seul distributeur» et «qu’un seul distributeur a obtenu les cinq surfaces synthétiques ; le coût total s’élevant à 3,2 millions de dollars». Ces éléments contreviennent à la réglementation en vigueur au ministère concernant l’attribution des contrats.


