Le projet Transport Solidaire a vu le jour à la suite d’un besoin identifié par les organismes du CSAS, soit celui de faciliter l’accès à l’épicerie, aux services médicaux, aux services à l’emploi ou encore aux sports et loisirs. Le CDC a accepté d’être le promoteur de cette initiative qui souhaite rapprocher les utilisateurs de leurs besoins essentiels à l’aide de 26 passes d’autobus qui sont d’ores et déjà mises en circulation.
Un circuit varié
«Déjà, ce sont 19 organismes qui font partie du circuit Transport Solidaire. Toutes et tous devraient être en mesure de pouvoir faire leur épicerie, de se rendre à leurs rendez-vous médicaux ou encore d'effectuer de la recherche à l’emploi ou au logement», avance Réjean Veillette, coordonnateur de la CDC. Des organismes comme l’Armée du Salut, le Centre de femmes de Shawinigan, le Centre Roland-Bertrand, La Cité des mots ou encore les Maisons de Jeune figurent parmi la liste de participants.
Dans la réalité, plusieurs personnes de la région n’ont pas les capacités financières ou physiques d’avoir accès au transport collectif. «Pensons seulement à l’alimentation, il est important d’avoir accès aux grandes surfaces et de pouvoir rapporter les denrées chez soi», affirme M. Veillette.
À l'écoute des besoins du milieu
Cette constatation est partagée par le maire de Shawinigan, Michel Angers, qui a indiqué vouloir permettre aux personnes moins nanties d’avoir un meilleur accès aux besoins essentiel comme la nourriture, mais aussi leur permettre de s’amuser. Le maire s’est également réjoui de voir se concrétiser un plan d’action concret qui aura un impact certain dans le milieu. Avec le projet de transport collectif, il sera ainsi possible de mettre en circulation une vingtaine de passes d’autobus gratuites pour un budget de 16 000$.
En plus de faciliter l’accès aux services de bases, l’initiative compte aussi rendre possible l’accès aux sports et aux loisirs. «Nous croyons que ce projet a sa place, ici, dans le grand Shawinigan. Nous souhaitons que les passes soient utilisées régulièrement pour améliorer les conditions de vie et nous prendrons également note des besoins et habitudes des utilisateurs au fur et à mesure», ajoute-t-il. Enfin, le coordonnateur a mentionné que le nombre initial de passes n’était qu’un début et qu’il souhaite voir la demande augmenter d’ici à l’an prochain.


