Les travaux de restauration de l’ancienne aluminerie consisteront en un embellissement de la toiture du bâtiment AL-3. Le bâtiment est un immeuble en brique qui est également recouvert d’un toit à pignon de tôle. «La Cité de l’énergie est l’un des plus importants sites de mise en valeur du patrimoine industriel du pays. Avec cet investissement, nous contribuons à assurer le recyclage et la mise en valeur d’un ensemble patrimonial de grande valeur, ainsi que la continuité de la mission d’un prestigieux espace d’histoire, d’art de tourisme», a déclaré la ministre responsable de la région, Julie Boulet.
Le directeur général de la Cité de l’énergie, Robert Trudel, y est aussi allé de bons mots sur le projet. Il a rappelé que l’argent investi dans les bâtiments touristiques était de l’argent qui revenait directement dans les poches de la ville de Shawinigan. «Je suis fière de dire que la Cité de l’énergie investit dans ses projets culturels et touristiques, mais elle fait aussi de l’argent», a mentionné monsieur Trudel concernant les retombées économiques de l’organisme évaluées à 40 millions de dollars. À la subvention de 142 400$ annoncée par la ministre Boulet, la Cité de l’énergie ajoute un montant de 142 442$ pour couvrir les coûts totaux de restauration.
Quant à lui, le maire Angers s’est dit heureux des bonnes nouvelles annoncées concernant la «belle et charmante Cité de l’énergie». Il a dit apprécier que le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pose des gestes concrets pour préserver le patrimoine bâti, un peu à la manière d’un «gardien de l’histoire».
L’aluminerie : bien culturel au Québec
Rappelons que l’ancienne aluminerie de Shawinigan a fait l'objet d'un avis d'intention de classement comme bien culturel par le gouvernement provincial en mai dernier. La demande de reconnaissance avait été déposée par la société historique régionale, Appartenance Mauricie.
Développée au début du XXe siècle par la Pittsburgh Reduction Company, l’ancienne aluminerie de Shawinigan est la première usine d’électrométallurgie établie au Québec et au Canada. «Elle illustre l’implantation des grandes industries reposant sur l’exploitation de l’hydroélectricité. C’est à cet endroit, considéré comme le plus ancien complexe d’aluminerie conservé en Amérique du Nord, que le premier lingot d’aluminium au Canada a été coulé en 1901», peut-on lire sur l’avis public de classement émis par le ministère.
«L’ensemble est représentatif de l’architecture industrielle du début du XXe siècle par les volumes rectangulaires, la maçonnerie de briques rouges, les toits à deux versants droits et les éléments décoratifs issus du vocabulaire de l’architecture classique. Les bâtiments qui abritaient les salles de cuves ont notamment conservé leurs ponts roulants, des structures permettant la manutention de charges lourdes», ajoute-t-on sur l’avis.


