Cette mesure avait été promise par la chef péquiste Pauline Marois dans le but de soutenir l’économie des régions affectées par le déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2.
«Notre but est de remettre la région sur la voie d’une prospérité durable. Le rapport d’Hydro-Québec sur les coûts de réfection de la centrale mentionnait que la réfection n’était pas une solution économiquement rentable. Nous avons dès lors pris la décision de pallier au manque à gagner pour la région», s’est justifiée la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique de Québec, Élaine Zakaïb, lors d’une conférence de presse tenue à l’Auberge Godefroy.
Cette dernière affirme que les investissements découlant de la mise en place de ce fonds de diversification sont évalués à 1,2 milliard de dollars, soit 200 millions provenant du public et un milliard issu du privé. «En considérant l’effet de levier, les travaux entourant le déclassement de la centrale et l’ensemble des programmes de soutien aux entreprises du gouvernement du Québec, les investissements globaux atteindront jusqu’à 3,5 milliards de dollars», rajoute Mme Zakaïb. Elle va même jusqu’à dire que les retombées économiques annuelles seront de 460 millions de dollars et permettront de soutenir plus de 2 600 emplois directs et indirects.
Un plan en trois étapes
Le plan d’action de diversification de l’économie de la région se fera en trois étapes. D’abord, des leaders régionaux se réuniront autour d’une table de pilotage. Ils devront identifier les créneaux économiques porteurs pour ensuite susciter des investissements et des projets de qualité créateurs d’emplois.
Le comité responsable de gérer l’argent versé par le gouvernement est composé d’élus, de représentants du milieu des affaires et de représentants du milieu de l’Éducation. Il s’agit de la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, de la rectrice de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Nadia Ghazzali, de la présidente de la Chambre de commerce de Shawinigan, Nancy Déziel, de l’ancien député du comté, Michel Morin, de l’économiste et professeur à l’UQTR Pierre-André Julien, du président de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, et du responsable des régions du Centre-du-Québec et de la Mauricie, Yves-François Blanchet.
Réjean Hardy, homme d’affaires et président d’Innovation et développement économique Trois-Rivières, et Jean-Guy Paré, président du Centre local de développement de Bécancour, agiront à titre de coprésidents de la table. Investissement Québec participera également aux démarches entreprises.
Mme Zakaïb a conclu en mentionnant que son gouvernement soutiendra les travailleurs de l’usine qui perdront leur emploi par l'intermédiaire des programmes du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Elle assure que les entreprises locales dont les activités seront touchées par le déclassement de la centrale pourront quant à elles bénéficier de l'aide des bureaux régionaux du ministère des Finances et de l'Économie ainsi que de celle des autres ministères et organismes concernés.


