Toutefois, cet avocat a reçu des réprimandes de la présidente de la commission, France Charbonneau. « Ce que vous faites là, ce n’est pas correct », a lancé la juge à son endroit après qu'il eut tenté d’utiliser, contre le témoin, des allégations dans une affaire reliée à la consommation de pornographie au travail.
M. Dumont a eu un avertissement personnel formel pour avoir consommé « des sites à caractère pour adulte » quand il travaillait comme conseiller du maire. Bien qu’aucune preuve n’ait été déposée pour appuyer ce qui a été avancé par Me Dorval, M. Dumont a admis sa faute. Il a expliqué avoir offert sa démission au maire, mais elle a été refusée.
Me Dorval est aussi revenu sur une accusation vol à l’étalage à l’endroit de M. Dumont. Ce dernier avait plaidé coupable à cette accusation, en 1999, et il avait obtenu une absolution totale. Me Denis Gallant, le procureur de la commission, n'a pas apprécié l'intervention, soutenant que même dans un procès criminel, « on ne pourrait pas revenir là-dessus ».
L’avocat d’Union Montréal a toutefois mis en évidence une faille dans le témoignage de Martin Dumont. Ce dernier qui se souvenait dur comme fer des phrases dites lors d’un déjeuner « secret » organisé au club Saint-Denis, à 10 000$, est revenu sur ses déclarations. Il a admis s’être probablement trompé sur le libellé des chèques qui n’étaient pas destinés à Union Montréal, mais au Comité pour Montréal, le comité du non pour le référendum sur les défusions.
Il a aussi expliqué ne pas se souvenir des montants exacts inscrits sur les chèques.
Son témoignage s’est terminé après quelques courtes questions de l’avocat de la Ville de Montréal, Me St-Jean.


