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«Julie Boulet n’est pas joignable»

Importation Ecoboat

Importation Ecoboat

Publié le 7 Février 2010
Publié le 5 Février 2010
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Ecoboat veut rencontrer la ministre des Transports.

Le principal importateur de Kei Truck au Québec, Ecoboat, cherche à rejoindre la ministre des Transports, Julie Boulet. En signant un arrêté ministériel le 22 octobre dernier, la ministre responsable de la région de la Mauricie a porté un dur coup à cette entreprise de Saint-Georges-de-Champlain.

Sujets :
Transports du Qubec , SAAQ , Transport Canada , Qubec , Mauricie , Route du Japon

epuis mai 2008, Importation Ecoboat a vendu la grande majorité des véhicules «Kei» actuellement sur les routes du Québec, créant au passage six emplois directs tout en encourageant l’économie locale et régionale du secteur automobile.

Le 22 octobre dernier, la ministre des Transports du Québec, ministre responsable de la région Mauricie et députée de Laviolette, Julie Boulet, adoptait un arrêté visant à restreindre l’accès de ces véhicules déjà immatriculés aux chemins publics de 70 km/h et moins. Depuis le 24 avril, ces camions à petits cylindrés ne peuvent plus emprunter ces routes.

«Cet arrêté ne fait partie d’aucun plan de recommandations de la Table québécoise de sécurité routière ni d’aucun plan du Ministère des Transports. Le dernier plan pour améliorer le bilan routier comprend 27 recommandations regroupées sous 8 thèmes qui ont obtenu l’adhésion des 45 membres de la Table. La restriction d’accès des quelque 200 véhicules Kei n’a jamais été identifiée comme une préoccupation urgente ou justifiée par aucun intervenant du milieu», déplore Ron Bourbeau, propriétaire associé d’Importation Eco-boat.

Des véhicules dangereux

Selon la SAAQ, cette catégorie de véhicule ne serait tout simplement pas sécuritaire.

«Au dire de la SAAQ et du Ministère des Transports, cette affirmation de risque sécuritaire vient du fait que la législation japonaise des années 90 n’obligeait pas de test de collisions pour les véhicules Kei. Cependant, durant ces mêmes années, plusieurs véhicules ont été exportés dans des pays Européens et Nord-Américains où des tests de collisions ont été effectués. De plus, dès 2000, une modification à la réglementation obligea tous les Kei à subir des tests de collisions. Or, ces véhicules sont toujours sur les routes japonaises, attestant leur conformité aux essais de collisions. Il est donc inexact que la SAAQ et le Ministère des Transports affirment que le Kei des années 90 n’est pas conforme au test de collision», poursuit-il.

«Le gouvernement a laissé tomber l’industrie»

Importation Ecoboat, principal importateur au Québec, n’a jamais été consulté, ni même avisé par le Ministère des Transports ou la SAAQ.

«Nous aurions pu, au gros minimum, avoir un préavis! Nous avions à ce moment près d'un demi-million de dollars de véhicules en inventaire et en route du Japon qui ne pourront même pas être immatriculés sur les routes du Québec. La commande d’un véhicule prend quatre mois à être livré. Plusieurs de dizaines de véhicules ont donc été commandés et payés avant l’arrêté ministériel. Sérieusement, ils ne se sont pas souciés de nous une seule seconde», explique-t-il, visiblement déçu par l’attitude du gouvernement.

Monsieur Bourbeau juge qu’à défaut de retirer cette restriction, il est inacceptable que celle-ci soit rétroactive.

«Elle signe des papiers sous la recommandation d’un sous-ministre» - Ron Bourbeau

«Tout propriétaire de Kei ayant fait l’acquisition de leur véhicule avant le 22 octobre ne devrait pas avoir à être soumis à une telle restriction. Ces véhicules sont autorisés par Transport Canada ainsi que par toutes les autres provinces canadiennes, et ce, malgré que des provinces telles la Colombie-Britannique aient effectué une analyse de risque lié aux véhicules à conduite à droite.»

«Julie Boulet n’est pas joignable»

Ron Bourbeau a tenté de rejoindre la ministre responsable de la région et des Transports, Julie Boulet.

«Elle n'est pas joignable et on n’a aucun retour d'appel! Elle n'est jamais à son bureau à Grand-Mère. Nous sommes prêts à aller la rencontrer à Québec, mais nous ne sommes pas en mesure d'obtenir de date. Nous avons voté pour elle, c'est notre député et nous ne sommes pas capables de la rencontrer. Elle n'est carrément pas au courant du dossier. Elle signe des papiers sous la recommandation d’un sous-ministre. Je suis convaincu qu'elle n'a même pas lu le premier mémoire qu'on lui a envoyé», a-t-il conclu.

La ministre Boulet a réagi, quelques jours plus tard, par le biais d'une lettre ouverte. Vous pouvez lire ses explications en appuyant ici.

 

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