«La cigarette de contrebande fait mal à nos commerçants, qui voient leurs ventes de cigarettes diminuer de façon importante», rappelle Michel Gadbois, vice-président principal de l’ACDA.
Michel Gagnon, propriétaire d’un dépanneur à Gentilly, explique qu’il n’est pas rare que des clients lui confient fumer des cigarettes de contrebande. «Ils me disent carrément que mes cigarettes sont trop chères».
Son de cloche similaire chez Weihua Wang, propriétaire du dépanneur des Acadiens à Saint-Grégoire. «Plusieurs clients fument, mais ils achètent ailleurs. J’en ai même vu en possession de cigarettes de contrebande», se désole-t-il.
Selon Michel Gadbois, le fléau est également répandu dans les écoles, y compris celles de la région. Il appuie ses propos en citant les résultats d’une étude indépendante commandée par son organisation.
Entre mars et mai 2010, un minimum de 150 échantillons de mégots ont été recueillis sur divers sites à travers le Québec, dont des écoles secondaires, puis classés en deux groupes : cigarettes légales et de contrebande. Pour la région, seules les statistiques de Trois-Rivières sont disponibles pour l’instant. Le taux de mégots de cigarettes de contrebande y oscillait entre 34 et 38% en ce qui concerne les cours d’écoles. «L’augmentation des mégots de contrebande dans les écoles secondaires est troublante. C’est bien beau de prétendre qu’un prix plus élevé pour les cigarettes les rend plus inaccessibles, mais ce n’est pas la réalité. Les jeunes trouvent d’autres moyens de s’en procurer», commente M. Gadbois.
Dans les prochaines semaines, une collecte de mégots devrait être effectuée sur les terrains des écoles secondaires Jean-Nicolet et La Découverte. Une première collecte avait été faite au cours des dernières semaines, mais les résultats ont été compromis par la tombée inattendue de neige.

