«Je devais prendre du temps pour me rétablir complètement. J'avais hâte de revenir au travail, mais je ne voulais pas précipiter les choses. Quelques semaines après mon accident, une simple petite marche dans mon quartier m'exténuait complètement. Aujourd'hui, j'ai retrouvé la forme.»
Alors qu'il roulait à vélo sur la route des vétérans à Notre-Dame-du-Mont-Carmel le 8 avril dernier, Luc Arvisais est entré en collision avec un castor mort en bordure de la route. Lors de sa chute, sa tête a frappé le garde-fou. Il ne portait pas son casque de sécurité.
«J'ai été très chanceux et mon neurochirurgien me l'a souvent répété. Les séquelles que j'ai conservées sont minimes versus la gravité de mon accident. En fait, j'ai heurté le garde-fou d'un angle parfait. Un millimètre de différence aurait pu chambarder ma vie complètement. Heureusement qu'il y avait un ange gardien pour me protéger», raconte le directeur général du CLD qui souffre maintenant d'acouphène et d'un léger degré de surdité à l'oreille droite. Sa fracture du nez le laisse depuis sans odorat, tandis que son dentiste a réparé les deux dents cassées.
«Heureusement qu'il y avait un ange gardien pour me protéger» - Luc Arvisais
«Le plus grave dans tout cela, c'est ma fracture du rocher. Ce petit os à la base du crâne (derrière l'oreille) est situé tout près du nerf facial. Bien souvent, sa fracture entraine une paralysie faciale. Encore une fois, j'ai été bien chanceux de m'en sortir indemne», a poursuivi celui qui a passé 10 jours à l'hôpital, dont cinq aux soins intensifs.
Malgré tout, Luc Arvisais n'a pas eu peur de remonter à vélo et emprunter de nouveau la côte cachée de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
«Je n'ai pas de crainte, mais je ne fais plus le tour de France chaque fois que j'enfourche mon vélo. Avant, je n'avais pas peur de descendre une côte à 70 km/h, couché sur mes poignées. Aujourd'hui, je descends plus lentement en tenant mon frein.»




