En fait d’animation du centre-ville de Shawinigan, l’événement n’a jamais été remplacé note-t-il. «Cela a été une perte incroyable autant pour la notoriété de la Ville que pour le chiffre d’affaires des commerçants.»
Le directeur général de la Cité de l’énergie est très sévère dans son analyse de la 5e rue présentement. «Je suis gêné parfois pour les gens qui font la visite guidée dans notre autobus. On ne se donne pas une belle vitrine. Je pense juste à ces fanions délavés. Y’a juste les foires agricoles qui les utilisent encore pis je ne suis même pas sûr! Quand tu es laid, tu ne fais pas exprès pour t’enlaidir encore plus.»
En plus de bénéficier de maigres budgets pour animer les lieux, l’argent est mal dépensé. «L’année dernière, 10 000$ ont été investis pour se payer trois ou quatre clowns et des maquilleurs qui s’exécutaient devant une dizaine de personnes. On se donne des budgets de quétaine et on demande de faire des choses à tout casser. La vérité actuellement, c’est qu’on pense cheap, on fait cheap et on obtient des résultats cheap!»
Robert Trudel est catégorique, la revitalisation du centre-ville passe par la mise sur pied d’un événement qui va nous démarquer, sinon c’est l’échec. «À mon arrivée à la Cité de l’énergie, j’ai hérité d’un projet de 250 000$ qu’on devait présenter aux gouvernements dix jours plus tard. Je l’ai jeté à la poubelle et j’en ai proposé un plutôt de 27 millions$. Pour le centre-ville, c’est la même chose, il faut débattre des idées les plus folles, mais à Shawinigan, c’est difficile de travailler ensemble, de voir grand.»
Quand tu es laid, tu ne fais pas exprès pour t’enlaidir encore plus - - Robert Trudel
C’est pourquoi il met un bémol au chantier de la Place-du-Marché mis de l’avant par la Ville. «J’ai vu la maquette du projet, mais c’est la seule chose. Quelles activités veut-on y tenir? Des spectacles l’été, une patinoire l’hiver? On ne le sait pas. Je pense qu’on procède à l’envers présentement. La Ville devrait réunir des gens compétents pour décider ce qu’elle veut y faire et après, l’aménager en conséquence.»
Le constat de Robert Trudel n’est pas joyeux, il en convient lui-même. «On manque de leaders à Shawinigan. Il y a bien une génération de jeunes gens d’affaires qui monte mais ils s’occupent de leur business, pas de faire croître la Ville. La Chambre de commerce ne se prononce plus sur rien. Elle est maintenant devenue une association qui invite des conférenciers», termine-t-il.





Si M.Trudel se prononce sur quelques choses c'est qu'il a des sous a faire avec sa pourquoi le Café Morgan n'ouvre t'il pas c'est surement que le Café Figaro de M. Trudel tomberait avec le café qui goute juste l'eau je dois monté a Trois-Rivières pour boire du bon café sur une terrasse Morgan pour certaine personne qui on de l'influence tout est permis et beaucoup ferme les yeux sur des choses interdite vive le pouvoir crochue