Lors de la dernière séance du conseil, une poignée de citoyens a pris la parole et les avis étaient partagés. Répondant patiemment à chaque question, le maire Michel Angers n’a jamais affirmé directement que la décision d’aller de l’avant était prise mais ses réponses allaient toutes dans cette direction.
La journée même de la séance, l’appel visant à solliciter des offres pour prendre en charge l’opération d’épandage de larvicides se terminait et sans surprise, la firme trifluvienne GDG Environnement fut la seule à déposer une soumission.
Comme le conseil municipal avait déjà mentionné son intention de financer le projet à même ses surplus budgétaires, il ne sera donc pas nécessaire d’aller en règlement d’emprunt et conséquemment, de risquer d’exposer le tout à la contestation populaire.
À la période de question, un citoyen a d’ailleurs accusé le conseil municipal de contourner la démocratie en agissant ainsi et d’aller à l’encontre des résultats d’un sondage mené en 2007 alors que sur 4000 répondants, 80% s’étaient prononcés contre l’épandage de larvicide. Un autre soulignait que la Ville était suffisamment endettée et qu’elle mettait ses priorités au mauvais endroit.
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À l’inverse, un autre citoyen, qui a vécu dans la région des Laurentides où ce procédé est employé depuis longtemps, a encouragé le conseil municipal à aller de l’avant, prédisant des résultats spectaculaires.
Un pronostic partagé par un autre intervenant qui affirmait à la blague que ceux qui écoperaient le plus suite au contrôle biologique des insectes seraient les fabricants de gazebos qui faisaient des affaires d’or depuis quelques années avec la prolifération des mouches noires et des maringouins.
Le montant de la soumission de GDG Environnement n’a pas encore été dévoilé mais il devrait se situer dans la fourchette de 100 000 à 200 000$ tel qu’escompté par le conseil municipal.
Même si l’épandage devrait débuter d’ici la fin avril pour assurer l’efficacité du procédé en prévision de la belle saison, le maire Michel Angers a laissé la porte ouverte à une séance d’information afin d’informer les citoyens des bénéfices du contrôle des insectes piqueurs auquel plus d’une cinquantaine de municipalités au Québec ont recours.


