En séance publique mardi soir, les élus ont voté sur division le règlement SH-421. Celui-ci prévoit une exemption de taxes d’une durée de 35 ans à la coopérative chargée de construire une résidence pour personnes âgées d’une valeur de 2 millions$ sur le terrain occupé présentement par le presbytère. Les conseillers Jean-Yves Tremblay et Alain Lord se sont prononcés contre le règlement.
Il s’agissait en fait de la suite d’une résolution adoptée en février 2010 dans laquelle la Ville de Shawinigan s’engageait à verser 150 000$ à la coopérative; à assumer 10% du supplément au loyer; à octroyer un crédit de taxes de 35 ans; et à aménager les infrastructures d’égout jusqu’à la ligne de lot.
À l’époque, les conseillers Tremblay et Lord, de même que la conseillère Josette Allard-Gignac, avaient voté contre la résolution. Absente mardi soir à la séance du conseil, la représentante du district Almaville aurait maintenu son opposition selon les dires de MM. Tremblay et Lord.
«On voulait être conséquent à ce qu’on avait voté il y a deux ans, On vote contre le règlement et non contre le projet», a expliqué le conseiller Alain Lord. «35 ans, c’est long, a renchérit son collègue Jean-Yves Tremblay. Habituellement, les programmes du genre prévoient des congés de taxes de 5 ans comme on l’a déjà fait pour la Résidence Christ-Roi. Pour être équitable, il faut donner la même chose à tout le monde.»
«35 ans, c’est trop long. Je ne pense pas que le conseil va le refaire un jour, a poursuivi Alain Lord. Il y a des villes qui l’ont déjà fait. Nous ne sommes pas les premiers. Mais si on donne à tout le monde 35 ans, tantôt on va avoir des problèmes car on vit avec les taxes. Pour partir un projet, un congé de 5 ans, c’est merveilleux, c’est juste assez pour donner un coup de pouce.»
Il semble que les arguments des opposants ont fait leur effet puisque même si le règlement SH-421 a été adopté à 5 voix contre 2, le maire Angers a déclaré après la séance qu’il n’y aura plus de pareille largesse dans l’avenir. «Ça a été très avantageux comme position du conseil, admet-il. Certains conseillers ont estimé que c’était un avantage trop important qui pourrait inciter d’autres à avoir la même chose. C’est le seul dossier qui a eu cet avantage là et ça va être probablement le dernier», a-t-il conclu.


