Une trentaine de citoyens s’étaient déplacés pour l’occasion. À partir des résultats d’une cinquantaine de tests menés au cours de l’été, les représentants de GDG Environnement ont évalué le taux de réussite de l’opération à 90%.
D’entrée de jeu, le biologiste Richard Vadeboncoeur a avoué que la dernière saison estivale avait été peu favorable au développement des insectes piqueurs en raison des faibles précipitations et des températures élevées.
À 90%, l’opération surpasse les promesses faites par GDG Environnement en début de saison (80%) mais semble élevé par rapport à la forte présence observée des mouches orbitales – telles que baptisées par le maire Michel Angers – ou plus scientifiquement les simulium jenningsi.
La firme trifluvienne a analysé plus précisément ces colonies qui se déplacent en groupe, par centaine sinon des milliers, et qui tournent autour de la tête sans toutefois piquer. Ici à Shawinigan, elles proviennent de la rivière Saint-Maurice, plus précisément au pied des deux barrages hydroélectriques.
Et contrairement à leurs congénères qui occupent une superficie de 6 km, les mouches orbitales ont la capacité de se déplacer dans un rayon de 20 km, ce qui explique leur présence un peu partout sur le territoire, en particulier au mois d’août où elles sont les plus nombreuses. Comme le contrôle des simulium jenningsi ne faisait pas partie du projet pilote, elles ont été aussi présentes que par les années passées. GDG Environnement a souligné à ce sujet qu’elle contrôle avec succès le même type d’insecte dans la région de Drummondville. Là-bas, les colonies proviennent de la rivière Saint-François.
Approbation et inquiétudes
Si quelques citoyens ont témoigné de leur satisfaction face au projet, la période de questions a été majoritairement accaparée par les opposants. Ce sont leurs inquiétudes de l’impact de l’utilisation du Bti, le larvicide utilisé pour éliminer les insectes piqueurs, sur la santé humaine qui revenaient inlassablement sur le tapis.
Même si M. Vadeboncoeur, qui était accompagné de Christian Back, vice-président sciences et technologies chez GDG Environnement, ont fait valoir à maintes reprises que le produit était sûr et homologué par les autorités gouvernementales, les opposants relevaient qu’ils n’avaient l’impartialité requise pour se faire rassurant.
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