Des graffitis-signatures sont visibles à plusieurs endroits, dont l'avenue Champlain, le boulevard Saint-Sacrement (à l'ancienne station d'essence située devant l'aluminerie Rio-Tinto Alcan) et sur l'avenue Saint-Marc. Une inscription est également visible sur un mur de l'école secondaire Des Chutes.
Des espadrilles attachées ensemble, accrochées aux fils électriques, ont été vues sur la rue Saint-Paul et dans le parc de la rivière Grand-Mère. Dans les quartiers où les gangs de rues sont présents, ces signaux délimitent le territoire de chacun des clans.
La police est aux aguets
Dans un passé pas si lointain, deux membres des Crips provenant de la région de Montréal ont été vus à Shawinigan alors qu'ils amenaient des danseuses nues dans un bar de la région.
Ces deux incursions ont été notées par la Sûreté du Québec qui prend la situation bien au sérieux. Depuis deux ans déjà, une table de concertation (un comité antigang de rues) a été créée par le poste de Shawinigan.
Depuis l'opération SharQc, qui a permis de coffrer 112 membres et proches des Hells Angels, les gangs de rues prennent de l'expansion. Toutefois, il semblerait que le marché de la drogue et de la prostitution à Shawinigan n'est pas contrôlé par ces organisations criminelles moins structurées que les motards. «L'indépendant» et un petit réseau veilleraient à l'approvisionnement de la ville de l'électricité.
Les policiers prétendent que les Crips ne sont pas encore installés à Shawinigan -
Quant aux graffitis, toutes les inscriptions ont été relevées par la Sûreté du Québec qui les a ajoutées à ses dossiers. Selon leurs analyses, les policiers prétendent que les Crips ne sont pas encore installés dans la cité de l'énergie, et ce, même si plusieurs indices peuvent le laisser croire.
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