Un gang de rue et un gang dans la rue
«Il faut faire la distinction entre un gang de rue et un gang dans la rue, explique l'agente Éloïse Cossette. Il y a effectivement plusieurs graffitis sur les murs à Shawinigan, mais ce sont des jeunes qui prennent plaisir à s'identifier à eux. Selon nos spécialistes, ils n'en font pas parti. Peut-être s'amusent-ils, peut-être veulent-ils faire peur aux gens.»
La calligraphie et la dimension des inscriptions (CRIPS en très grosses lettres carrées) seraient différentes de la signature reconnue un peu partout dans la métropole. «Bien souvent, monsieur et madame tout le monde ne s'en rendent même pas compte. Ils ajoutent leur signature sur le coin d'un édifice ou d'une pancarte de rue. C'est tout petit, mais eux (les gangs), ils le voient. Ça délimite le territoire. Ce qu'on a ici, c'est trop gros», a-t-on appris de sources policières.
Il n'y aurait donc pas de raison, pour le moment, de croire que les gangs de rues font maintenant parti du paysage shawiniganais. N'empêche qu'un risque demeure. Advenant le cas où ces jeunes sympathisants créer un groupe structuré et parviennent à «contrôler» le marché, les Crips ou un autre gang pourraient leur accorder une certaine importance et les recruter. À ce moment, d'autres clans pourraient se former et les problèmes pourraient débuter dans les quartiers chauds bordant la rivière Saint-Maurice.
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