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Aux commandes d’un bimoteur à 4 places, l’apprenti-pilote shawiniganais survole la région de Victoriaville. Son instructeur Stéphane Barette est à ses côtés pour superviser les manœuvres.
L’examen comporte une opération où la puissance des moteurs est diminuée afin de préparer la manœuvre d’atterrissage. Le pilote doit alors descendre jusqu’à atteindre une altitude de 400 pieds du sol puis entreprendre une remontée en revenant à la vitesse.
Tout se déroule sans encombre jusqu’au moment où à environ 2000 pieds d’altitude, un énorme bruit retentit: le moteur droit vient d’exploser. Comme la procédure le veut dans les circonstances, l’apprenti-pilote cède à Stéphane Barrette les commandes de l’avion. Pour des questions de sécurité évidente, le moteur en question est alors complètement coupé en approvisionnement en gaz.
Survolant la campagne en périphérie de Princeville, les deux hommes localisent rapidement un champ sur lequel, espèrent-ils, ils pourront atterrir. Il faut faire cependant rapidement car la fumée commence à s’introduire à l’intérieur de la cabine de pilotage à un tel point qu’on n’y voit plus rien.
Tommy Grenier ouvre la petite fenêtre à ses côtés pour laisser entrer l’air tandis que Stéphane Barrette fait de même avec la porte principale de l’avion. On y voit un peu mieux mais les choses se dégradent rapidement alors que des flammes jaillissent sous les pieds du pilote.
Paniqué et criant à tue-tête, celui-ci ordonne à Tommy Grenier de reprendre les commandes pendant qu’il tente d’éteindre avec ses mains le feu qui monte maintenant jusqu’à ses genoux.
L’apprenti-pilote aux commandes
Par malheur, la principale porte se referme, faisant en sorte que le Shawiniganais est de nouveau emprisonné dans un habitacle plein de fumée. «Je ne voyais plus les instruments de bord», relate-t-il. Conservant toujours son calme, il tente néanmoins une manœuvre de descente lorsque l’avion se trouve à environ 200 pieds du sol. L’apprenti-pilote a la présence d’esprit de couper le moteur gauche afin de minimiser les risques d’explosion au moment de l’atterrissage. «J’étais très concentré tout au long des opérations», témoigne-t-il.
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