L'homme de 50 ans a été arrêté le 26 février dernier. L'accusé aurait abordé un garçon de 11 ans qui était en train d'acheter des bonbons dans un dépanneur de la rue Saint-Marc. Une fois sorti du commerce, Perron l'aurait invité à la maison pour l'aider dans ses travaux. C'est à ce moment qu'il l'aurait agressé sexuellement.
Après avoir entendu cette histoire dans les différents médias régionaux, Sylvie Beaudoin a décidé de passer à l'action. Son frère Marc a été poignardé de 31 coups de couteau, dont 13 mortels, le 7 novembre 1975. Le corps de la jeune victime de 12 ans a été retrouvé dans la cour de l’école Saint-Bernard, le lendemain.
«La justice étant ce qu'elle est, Marc Perron n'a jamais payé pour le meurtre de mon frère. On l'a jugé non responsable de son crime pour aliénation mentale, en plus il était mineur au moment des faits. Il a raconté comment il a tué mon frère lors de son procès et il est demeuré quatre ans à l'institut Pinel. J'espère aujourd'hui qu'il paiera pour ses actes, des gestes impardonnables», raconte-t-elle, la rage au cœur.
J'assisterai au procès de Marc Perron, ce déchet de la société - Sylvie Beaudoin
Mme Beaudoin sera la seule de sa famille à assister à la comparution, les autres demeurant à l'extérieur de la région.
«De mon côté, c'est sûr et certain que j'y serai, et je vais m'assoir bien près de lui pour pouvoir le regarder encore plus. Je veux lui faire comprendre qu'on ne le laissera pas passer cette fois-ci. Lorsqu'il a commis ses autres crimes en 1995 et en 1996, nous avons gardé le silence par respect pour mes parents. Ils essayaient d'oublier la mort de mon frère et je ne voulais pas tourner le fer dans la plaie. Aujourd'hui, ils ne sont plus de ce monde et j'assisterai au procès de Marc Perron, ce déchet de la société. J’espère que la sentence sera exemplaire, car je suis prêt à brasser la cage.»
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