En 1995, Perron a été condamné pour agression armée, menaces et séquestration dans la région de Montréal. L'année suivante, il était de retour à Shawinigan où il a été reconnu coupable d'agression sexuelle et de séquestration.
«Je peux comprendre les délits de vol, mais pas d'agression sexuelle et de meurtre. Il a déjà tué et il serait probablement capable de recommencer aujourd'hui. Si le neurone de la folie s’était emballé au moment de ses récentes actions, le petit garçon serait peut-être décédé lui aussi. Il doit être jugé comme un meurtrier. Je n’arrive pas à croire qu’un spécialiste de Pinel l’ait jugé apte à revenir dans la société. Il doit s’en mordre les doigts aujourd’hui», a poursuivi la dame qui affirme que ses sorties publiques des dernières semaines n'étaient pas malintentionnées.
«Une fois de plus, l'image de sa famille sera salie. Ce n'est pas le but, mais notre famille doit encore vivre avec les conséquences de ses gestes. Ce n'est pas de la vengeance, loin de là. J'agis ainsi pour m'assurer que ce récidiviste ne soit plus une menace pour la société. Selon moi, son temps aurait été moins long si je n'avais pas fait ressortir publiquement l'histoire de mon frère.»
Marc Perron est détenu depuis le 26 février. Le juge s'est opposé à sa remise en liberté le 2 mars, compte tenu de ses antécédents judiciaires de même nature. Il sera de retour au palais de justice ce matin pour répondre à des accusations d'agression sexuelle et d'attouchements sexuels sur un mineur.
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