À sa sortie du tribunal, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, maître Sébastien Émond, tentait tant bien que mal de cacher sa déception. Compte tenu du risque de récidive et des antécédents judiciaires, il avait suggéré une peine de trois à quatre ans dans un pénitencier fédéral.
«Le juge lui a imposé une peine de 17 mois de prison, suivi d'une probation de trois ans. On doit respecter la décision du tribunal», a-t-il tout simplement déclaré aux médias présents.
Un jeune traumatisé à jamais
Depuis les gestes du 20 février, la jeune victime de 11 ans qui demeure à Shawinigan a radicalement changé d'attitude.
«Nous le considérons comme notre propre enfant. Il est avec nous depuis ses premiers pas à l'âge de trois ans. Avant les récents évènements, il aimait la vie, était très sociable et pratiquait le sport. Aujourd'hui, il est dysfonctionnel à l'école et très agressif avec l'ensemble de son entourage», souligne la dame de pension qui héberge la victime depuis huit ans.
Atteint du syndrome Gilles de la Tourette, d'hyperactivité, du syndrome alcoolo fœtal, de lenteur intellectuelle et troubles de concentration, pour ne nommez que ceux-ci, l'enfant de 11 ans peine à se remettre des gestes à caractère sexuel posés par Marc Perron.
«Je ne le reconnais plus. Il est devenu très violent, tant verbalement que physiquement. Il me lance des objets et refuse de manger. Souvent, il se réveille en pleurant. Il rêve qu'un homme se trouve dans sa chambre. Son comportement a drastiquement changé. Depuis, il se mord et se fait vomir. Il a même voulu me tuer avec une drille, une hache, une masse, un couteau et un césar. Il a aussi menacé de se suicider. Il avait besoin d'aide. Il fréquente maintenant un centre pour enfant depuis le 3 avril dernier. Là-bas, ils pourront lui venir en aide», explique sa mère adoptive qui a fondu en larme après le prononcé de la sentence.
Sur le registre des délinquants sexuels
À la suggestion de la couronne, le juge Guy Lambert a fait ajouter le nom de Marc Perron au registre des délinquants sexuels et des délinquants à haut risque pour une période de
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