À la suggestion de la couronne, le juge Guy Lambert a fait ajouter le nom de Marc Perron au registre des délinquants sexuels et des délinquants à haut risque pour une période de 20 ans (le maximum prévu par la loi). Il devra également se soumettre à une thérapie pour déviance sexuelle, ne pourra être en présence de jeunes de moins de 16 ans durant sa probation et ne pourra travailler dans une relation de confiance ou d'autorité envers des jeunes de moins de 16 ans pour le reste de ses jours.
«Je mérite d'être puni» - Marc Perron
Après avoir rencontré sa victime au dépanneur Bastien le 20 février dernier, Perron l'a invité à la maison pour réaliser différents travaux. Il lui aurait alors touché le pénis et les testicules, lui aurait caressé le ventre et tenté de l'embrasser. Devant le refus du gamin, l'homme de 50 ans l'a reconduit au dépanneur en lui rappelant que tout ce qui venait de se passer devait rester leur secret.
«Je suis désolé pour le trouble que j'ai pu causer. Je regrette beaucoup. Au cours des 15 dernières années, je n'ai pas été violent avec personne. En aucun cas je n'ai voulu lui faire mal. Je mérite d'être puni. Dans ma tête, c'est assuré que je ne referai plus jamais ça», a tout simplement déclaré l'homme de 50 ans lorsque le juge lui a demandé s'il avait quelque chose à dire.
Un lourd passé
Marc Perron n'en est pas à ses premiers démêlé avec la justice. En 1995, il a tenté d'obtenir des faveurs sexuelles d'une jeune fille de 16 ans après l'avoir séquestrée et menacée à la pointe d'un couteau. L'année suivante, il était trouvé coupable d'agression sexuelle et de séquestration sur une autre adolescente de 16 ans. La justice lui avait alors offert un séjour de deux ans moins un jour dans une prison provinciale.

