Pour finir, objectivement, je ne peux être contre toute intervention policière justifiée. Il y a certainement des débordements qui auraient dû être éviter, je vous l'accorde, mais pas juste chez les gais. Cette partie du parc, depuis 1996, n'a pas été très développée, pour ne pas dire, laissée à l'abandon, à part la pratique de l'escalade au deuxième stationnement. Mais doit-on toujours sortir l'artillerie lourde ? On se réveille un matin, et là, soudainement, on pense redonner cette partie du parc à la famille en réglant le problème de la présence homosexuelle masculine, alors que dans les faits, tout se passe, en majeure partie de la saison estivale, du côté du camping et de la marina de l'Île Melville, de la Cité de l'Énergie et de l'activité d'arbre en arbre, et que de ce côté, à part risquer de se couper les pieds en marchant sur les roches, il y a très peu à y faire. S'il y avait une planification intelligente de développement et d'aménagement de cet espace jusqu'aux abords de la Saint-Maurice, exemple, piste cyclable asphaltée, (surtout avec les jeux du Québec qui s'en viennent), une patrouille quotidienne à pied ou en vélo de policiers bien identifiés à différents moments de la journée, on n'en serait pas là aujourd'hui. On laisse dormir le potentiel du lieu. C'est ainsi que les homosexuels se sont installés. De toute façon, avec l'internet, ce lieu de rencontres s'essoufflait, moi-même ayant diminué ma fréquence et ma durée avant mon arrestation, axant ma présence sur mes bains de soleil ailleurs sur le site. Ainsi, tout le monde serait traité de la même façon par la sécurité publique sans discriminer l'orientation sexuelle ou autres caractéristiques, et on règlerait les autres infractions que j'ai ci-haut mentionnées. Mais dans ce nouvel aménagement, j'espère qu'il y aurait de la place pour y voir des couples homosexuels se tenir par la main, s'embrasser, se caresser ou s'enlacer publiquement comme le font les hétérosexuels. Mais les mentalités n'ayant pas encore rejoint les droits de ceux-ci, souvent alimentés par des expressions comme «indésirables», ce n'est pas pour demain.
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anciennement Denis Blais
Shawinigan
