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Couturière Chantal Laflèche: des plaintes à la police

Mélanie Grenier et Sophie Comptois ont déposé des plaintes à la police contre la couturière Chantal Laflèche. Photo L'Hebdo – Jonathan Roberge

Mélanie Grenier et Sophie Comptois ont déposé des plaintes à la police contre la couturière Chantal Laflèche. Photo L'Hebdo – Jonathan Roberge

Publié le 8 Juin 2011
Publié le 7 Juin 2011
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Une nouvelle étape a été franchie dans le dossier de la couturière Chantal Laflèche. Au moins cinq de ses clientes qui se prétendent flouées ont officiellement porté plainte à la Sûreté du Québec.

Sujets :
Office de la protection du consommateur , Revenu Québec , Québec , Montréal , La Facture

On souhaite ainsi la forcer à comparaître au tribunal pour fraude. Reste maintenant à voir quelle avenue empruntera la police qui cherche pour le moment à vérifier si les allégations sont de natures criminelles ou non.

Tissus décolorés et tâchés, couture rouge sur la robe blanche, fleurs décoratives fixées au moyen d'aiguille, voilà la robe devant laquelle se tenaient Mélanie Grenier et Sophie Comptois. Au total, ce sont une vingtaine de femmes qui affirme être en pareille situation.

«Nous savons pertinemment que les nombreuses mises en demeure ne serviront absolument à rien. Elle n'a pas l'intention de régler alors on retrouvera jamais notre argent et nos robes ne seront jamais faites correctement. Nous avons porté plainte à l'Office de la protection du consommateur, au registraire des compagnies du Québec, à Revenu Québec et Revenu Canada, car nous avons constaté nombreuses choses qui ne tiennent pas la route. Tous ces gens pourraient agir, mais son commerce roule toujours et des jeunes filles se font encore avoir à l'approche des bals et des mariages», déplore Mélanie Grenier qui agira à titre de demoiselle d'honneur au mariage de son amie Sophie Comptois.

La poursuite aux petites créances de cette dernière s'élève à 7000$. On parle ici de 500$ pour un certificat-cadeau gagné qui ne lui a jamais été remis, quelques centaines de dollars pour les frais occasionnés par le magasinage d'urgence à Montréal pour trouver une nouvelle robe (hôtel, essence) ainsi que quelques milliers de dollars en dommage et intérêt pour l'achat d'une nouvelle robe.

«Plus les jours avancent et plus nous rencontrons des femmes qui sont dans la même situation que nous. C'est déplorable, il faut agir tous ensemble. Si vous êtes comme nous, portez plainte à votre tour», lance-t-elle.

Élise Thiffault a elle aussi déposé son dossier. Elle s'adressera à un juge de la Cour des petites créances du Québec le 5 juillet prochain.

Chantal Laflèche se sent salie

De l'autre côté de la médaille, il y a la position de la couturière qui a fait moins de bruit dans les médias.

Elle avance que les fils rouges ne sont que des fils temporaires servant de marqueurs d'ici les ajustements finaux de la robe.

«Contrairement à bien des couturières, je garde contact avec mes clientes jusqu'à cinq jours de l'évènement. Ça permet d'apporter ainsi les derniers ajustements. C'est à ça que sert le fil rouge. Il est plus facile à repérer pour l'enlever et poser le vrai fil avant le mariage», explique-t-elle.

Selon elle, les femmes qui ont fait appel à de nombreux médias (dont l'émission La Facture qui travaillerait actuellement sur leur dossier) ne cherchent qu'à ternir son image.

«Je n'ai reçu aucun avis de la police ou encore du tribunal. Pour l'instant, ce ne sont que des femmes insatisfaites de notre entente qui me menacent et qui médiatisent cette histoire. Elles ne cherchent qu'à détruire mon entreprise. Elles se sont fâchées parce qu'elles ne connaissent pas l'industrie du textile. C'est normal que la robe ne soit pas finie et qu'il y ait des aiguilles en attendant les ajustements.»

Selon elle, la surmédiatisation de son histoire a effrayé ses autres clientes qui devaient se marier à l'automne.

«Ça les a stressés et c'est normal. J'ai donc dû livrer cette semaine mes contrats devant habituellement être livrés pour l'automne. Ça n'a pris que deux femmes pour virer mon commerce à l'envers. Tout ce que je souhaitais faire, c'est offrir de belles robes à prix modiques. Je le fais depuis 30 ans et aujourd'hui, on m'empêche de travailler dans l'ordre des choses. Il faudrait que tout soit près en un tour de main», explique la dame qui aurait apparemment terminé le boulot avec ses clientes «qui ont bien voulu rester avec elle».

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