Accusé de cinq viols au cours desquelles il aurait utilisé une arme blanche, l’homme de 22 ans avait demandé le retrait de son avocat, Me Serge Millette, lors de sa plus récente apparition devant le tribunal.
Ce matin, il devait donc être représenté par son nouveau procureur, Me Luc Vaillancourt.
L’avocat spécialisé dans ce genre de dossier ne s’est toutefois jamais pointé le bout du nez dans la ville de l’électricité.
Pire encore, il n’a pas toujours pas communiqué avec le procureur de la couronne, Me Louis-Charles Bal. Il n’a donc aucune idée de la nature de la preuve.
Devant son absence, la juge Dominique Slater a d’abord repoussé la cause plus tard en avant-midi. Une fois tous les autres dossiers écoulés, elle n’a eu d’autres choix que de faire monter Bizier des cellules pour lui demander des explications.
Selon ses dires, l’accusé a parlé à son avocat vendredi dernier, lui demandant d’être présent ce matin.
Se disant qu’il était peut-être en route, elle a ensuite suggéré de suspendre l’audience jusqu’à 14h afin de permettre à Bizier ainsi qu’à Me Bal de rejoindre l’avocat absent.
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Bizier s’y est opposé et a plutôt suggéré de reporter sa cause à mercredi prochain.
Problème de communication entre lui et son procureur? Chose certaine, Bizier semblait convaincu que l’avocat n’était pas en route.
Me Vaillancourt a-t-il effectivement accepté de défendre Bizier? Après tout, la preuve semble béton et ses chances d’acquittement semble nulles. Ce qui alimente les doutes dans le cas présent, c’est que le procureur de la couronne n’a pas encore reçu le moindre coup de fil à ce sujet.
La Sûreté du Québec a entre autre en sa possession des analyses ADN incriminantes dans au moins deux dossiers.
Au moment d’écrire ces lignes, Me Vaillancourt n’avait toujours pas retourné nos appels.


