En entrevue sur les ondes de CKOI ce midi, sa mère Andrée Baril affirme lui avoir parlé à deux reprises depuis son incarcération dans une prison mexicaine le 4 février dernier. «Il a un bon moral», dit-elle.
Prudente dans ses commentaires pour ne pas nuire à la cause de son fils, Mme Baril prend sa défense en affirmant qu’il s’agit d’un malheureux accident, tout en étant compatissante envers les familles des trois Mexicains décédés.
Visiblement bouleversée par la situation, elle raconte que les cinq amis qui l’accompagnement sont toujours sur place et gardent le contact avec Jean-François. «C’est comme une famille», explique Mme Baril qui est elle-même en contact continu avec les familles des cinq compagnons d’infortune de son fils.
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La famille Beaudet n’a appris le drame que quatre jours plus tard. C’est un représentant de l’Ambassade du Canada au Mexique qui leur a communiqué la nouvelle. Jean-François Beaudet a dû voir un médecin car une infection s’était logée dans les points de suture qu’il avait reçus suite à l’accident. Tout semble maintenant sous contrôle à ce niveau explique sa mère.
Le Shawiniganais peut maintenant compter sur un avocat parlant l’anglais et l’espagnol. Les autorités judiciaires exigeraient 55 000$ (600 000 pesos) pour le relâcher en attendant son procès qui pourrait n’avoir lieu que dans huit mois. Mais tout n’est pas très clair à ce sujet indique Mme Baril, ignorant par là si son fils pourrait quitter le pays si la caution était payée.
En prison, Jean-François Beaudet serait bien traitée dit-elle. Il serait dans une aile du pénitencier où les conditions sont moins sévères. Des prisonniers mexicains lui refileraient même à l’occasion de la nourriture poursuit sa mère.
Au bord des larmes, celle-ci affirme que la situation est très difficile à vivre pour elle-même, son conjoint et la sœur de Jean-François: «On se sent impuissant.»


