L'ancien candidat à la mairie a souligné que cette décision avait fait consensus lors d'une réunion tenue mercredi (17 février) et qui réunissait les candidats qui avaient porté les couleurs du parti l'automne dernier ainsi que les membres fondateurs de la formation. «Je vais prendre un temps sabbatique. Ça fait 30 ans que je fais du bénévolat et ça fait cinq ans que je n'ai pas pris de vacances avec mes enfants. Je veux maintenant me consacrer à mon travail ainsi qu'à ma famille», a expliqué Claude Villemure.
Au sujet de Bernard Cayouette, seul candidat du parti à avoir remporté ses élections, son ancien chef comprend qu'il ait décidé de rompre rapidement les liens. «C'est tout son secteur qui aurait été pénalisé s'il avait décidé d'incarner l'opposition au sein du conseil.»
Si le Ralliement Municipal avait poursuivi sa route, il aurait été dans l'obligation de tenir le rôle d'opposition au conseil municipal en place et le chef démissionnaire estime que c'eût été contreproductif dans l'état où se trouve Shawinigan actuellement. «On n'a pas les moyens de se chicaner!»
Il explique à ce sujet que son intervention en janvier dernier pour protester contre les hausses de salaire des élus l'avait été à titre de contribuable et non de chef d'un parti politique municipal. «C'est maintenant à la population de décider si elle est d'accord ou non avec les décisions du conseil.»
«On n'a pas les moyens de se chicaner!» - - Claude Villemure
En quittant, Claude Villemure n'a pas manqué de dresser une liste de cinq priorités qui devraient se retrouver sur la table de travail du maire Michel Angers. Il s'agit d'idées inscrites dans la plateforme électorale du Ralliement Municipal comme améliorer l'accès à la propriété pour les jeunes; ouvrir un pavillon de l'UQTR à Shawinigan; en autant que possible, ne pas utiliser la rivière Saint-Maurice comme source d'approvisionnement pour l'eau potable; acheter une bâtisse existante pour reloger le garage municipal; et créer une corporation de développement économique de la Saint-Maurice pour exploiter à son maximum ce qu'il considère comme une mine d'or.
La dissolution du Ralliement Municipal ne signifie toutefois pas que Claude Villemure fait une croix définitive sur la politique. «Je ne sais pas quand, mais je vais revenir aider ma ville», a-t-il promis.

