Le maire attribue cette situation à une fusion à moitié réussie. «J'ai rencontré tous les chefs de service à mon arrivée et le message a été très clair: si on croit qu'on n'a pas d'amélioration à faire ici, on n'est pas à la bonne place.»
Michel Angers s'est donné comme mission d'inculquer l'approche client à l'appareil administratif. «Un promoteur voulait ouvrir un magasin de chasse et pêche sur le boulevard des Hêtres où on retrouve seulement des concessionnaires automobiles. Le premier réflexe a été de lui dire non. Eh bien, ce n'est pas de même que ça marche. La réponse, c'est oui. Pourquoi pas? Et comment peut-on faire pour vous donner un coup de main. Alors au lieu d'ouvrir à la fin juin, le commerçant pourra le faire dès le début de mai parce qu'on lui a facilité la vie.»
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Pour Michel Angers, tout est une question de leadership. «Si la direction politique dit On va là, alors il faut que l'appareil administratif suive. Et elle suit. Je pense sincèrement que les gens avaient besoin de savoir dans quelle direction on s'en allait et c'est ce que je leur ai donné.»
Il se décrit comme un maire développeur plus que politicien. «Je fais deux choses depuis que je suis ici: je prends des risques et je suis à la tête des organisations. Des fois ça marche, des fois non, mais qui ne risque rien n'a rien.»
Au niveau du développement économique par exemple, il n'entend pas se substituer au CLD mais il dit connaître son rôle. «Je suis celui qui va orienter, diriger, guider. Je suis plus qu'associé, j'ai les deux mains dedans. Je suis assis à la table avec les promoteurs et je vais aller les rencontrer là où ils sont.»
«Si la direction politique dit On va là, alors il faut que l'appareil administratif suive. Et elle suit.» - Michel Angers
La compétition est forte entre les villes pour attirer les entreprises et ce sont les petits détails qui font souvent la différence à la fin. Michel Angers croit que son approche dynamique du développement peut constituer cet élément déclencheur. «Des plans d'affaires, j'en ai analysés près de trois cents durant ma carrière. Un bilan financier, des perspectives, des propositions. Je sais de quoi je parle quand on me les présente.»




