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Michel Angers en rafale

Lac à la Tortue

Lac à la Tortue

Bernard Lepage
Publié le 13 Avril 2010
Publié le 13 Avril 2010
Bernard Lepage
Sujets :
Tourisme Mauricie , AbitibiBowater , Lac-à-la-Tortue , Espace Shawinigan , Québec

Assainisement des eaux usées à Lac-à-la-Tortue

«Je voulais travailler ce dossier en parallèle avec celui de l'eau potable mais Québec me dit de régler d'abord notre problème d'eau avant qu'il ne reconsidére les subventions qu'il nous a promises jusqu'à présent. Cela dit, il y a une nécessité d'agir parce qu'on est en train de perdre le lac. Il faut commencer par traiter les eaux usées et par la suite, adopter une stratégie qui va permettre de restaurer le lac si c'est possible de le faire. On va donc donner l'heure juste aux riverains mais il ne faut pas oublier que les coûts sont élevés (N.D.L.R.: la dernière estimation s'élevait à 48 millions$) et ça sera une taxe de secteur. On va donc leur dire quelle technologie on préconise et combien ça coûte. Est-ce que vous êtes d'accord? Si c'est non, ça veut dire que le lac est condamné.»

Tourisme Mauricie à Espace Shawinigan

«Je n'y vois pas de problème. S'il était parti de la 5e rue pour aller sur la rue Saint-Marc, on aurait peut-être dit non mais l'objectif poursuivi, c'est de rester près du centre-ville. Maintenant, ils s'en vont dans un endroit reconnu touristiquement, un des produits d'appel en Mauricie. Trois-Rivières aurait aimé que ça s'en aille de leur côté mais pour des intervenants de La Tuque, Maskinongé et Mékinac qui font du développement touristique en région, Shawinigan demeure le centre de la Mauricie et l'endroit le plus approprié pour Tourisme Mauricie.»

Trop d'investissement pour le centre-ville?

«Pour une ville de 50 000 habitants, fusionnée ou pas, on ne peut pas se permettre d'avoir trois centres-villes.. On peut en avoir trois moribonds ou un qui fonctionne. On ne veut pas délaiser les secteurs commerciaux de Shawinigan-Sud et Grand-Mère. Ce sont des rues commerciales importantes, avec des réseaux et des associations de gens d'affaires. Ma préoccupation en est une d'équité pour les secteurs mais je veux aussi qu'on appartienne à la même ville. Je ne vois pas de problème à ce qu'on parle des secteurs de Grand-Mère, Shawinigan-Sud et Saint-Jean-des-Piles. Il faut que ça demeure dans l'esprit des gens mais le sentiment d'appartenance à une ville unique devra se concrétiser un jour ou l'autre.»

Reconversion de la Belgo

«Je ne peux pas savoir ce qui s'est passé avant. Tout le monde me dit à l'Hôtel de ville qu'AbitibiBowater n'a pas déposé d'offre. C'est sûr que si j'avais été là et qu'on me l'avait offert pour 1$, je l'aurais pris. Maintenant, il faut composer avec le fait que c'est un propriétaire privé (N.D.L.R.: Recyclage Artic Beluga) qui possède le site. On est sur le bord de finaliser des ententes. Dans le dossier des groupes de serveurs, c'est moi-même qui négocie et qui discute directement. Je pense qu'on devrait voir à moyen terme du développement de ce côté-là.»

«Si j'avais été là et qu'on me l'avait offert (usine Belgo) pour 1$, je l'aurais pris.» - Michel Angers

Un sommet pour les festivals

«On va tenir une rencontre de tous les festivals et demandeurs de subventions à l'automne. Je vais leur montrer c'est quoi le budget d'une ville. Qu'est-ce qu'on est prêt à faire, qu'est ce qu'on demande en fonction de ça,? Est-ce qu'on veut faire des retombées économiques ou est-ce qu'on veut amuser notre monde? Le conseil veut aller vers des contrats de performance.»

De même, Michel Angers entend profiter de ce sommet pour aborder la question de la présence de Luc Arvisais, un employé de la Ville, au sein du conseil d'administration du Festival d'été de Shawinigan, une décision contestée autant à Trois-Rivières par le FestiVoix qu'à Lac-à-la-Tortue par le Festi Beach. «Ça fait des années qu'il s'implique dans le festival et il fait son travail correctement, déclare le maire en prenant la défense du directeur général du CLD. Par contre, quand on parle de conflit d'intérêts, la perception est aussi dommageable que la réalité. Ça fait partie des éléments qu'on va regarder à l'automne.»

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