L’ex-animateur radiophonique passera d’ailleurs le weekend à Victoriaville où le Parti libéral du Québec tient son conseil général. «C’est l’aboutissement d’un cheminement personnel. La politique m’intéressait déjà lorsque j’allais à l’école», explique le résident du secteur Saint-Gérard-des-Laurentides.
Il se dit conscient du cynisme de la population face aux politiciens mais la seule façon de renverser le phénomène croit-il, c’est de s’engager dans le débat public. Même si les libéraux ont mordu la poussière dans Saint-Maurice depuis 1994, soit cinq élections générales, Robert Pilotte refuse de parler du comté comme un bastion péquiste. «Les marges ne sont pas insurmontables. Céline Trépanier a perdu par 653 votes en 2008. Ça veut dire 327 personnes qui vote pour les libéraux et ça vire de bord.»
Par ailleurs, l’ancien journaliste souhaite qu’il y ait le plus de candidats possibles sur le bulletin de vote. «Je suis un grand démocrate et je voudrais que toutes les voix participent au débat. Des partis comme Québec Solidaire ou Option Nationale de Jean-Marc Aussant doivent aussi avoir des candidats dans le comté.»
Celui qui dirige maintenant une boîte de communication prendra les prochaines semaines pour rencontrer les maires, les organismes, les électeurs du comté. «Être député n’est pas tellement différent de la job d’un journaliste: il faut être à l’écoute et assez sensible pour comprendre les gens.»
Le candidat libéral croit que tout comme la Ville de Shawinigan a connu un regain d’énergie avec l’arrivée de Michel Angers à l’Hôtel de ville, le comté de Saint-Maurice a aussi besoin de son coup de barre et il croit être celui en meilleure position pour y arriver.
De ses deux adversaires déclarés jusqu’à maintenant, Pierre Giguère, pour la Coalition Avenir Québec, et Luc Trudel, du Parti Québécois, Robert Pilotte affirme qu’il ne représente pas le renouveau même si l’un se réclament d’une nouvelle génération et l’autre, d’un nouveau parti. «Trudel a travaillé dix-huit avec Claude Pinard tandis que Giguère est conseiller municipal. Ce n’est pas du changement ça.», termine-t-il.


