Selon Benoît Richard, porte-parole de la Sûreté du Québec, onze autres enveloppes du même genre ont été découvertes seulement aujourd’hui sur le territoire québécois. Elles s’ajoutent aux 23 autres reçues dans la journée de mercredi.
«Jusqu’à maintenant, aucune ne comportait de risque biologique», a commenté l’agent d’information. Soulignons que la députée-ministre de Laviolette n’était pas sur place aujourd’hui.
Confiné à l’extérieur du bureau en attendant que les spécialistes de la Sûreté du Québec examine le colis et sécurise les lieux, le personnel de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale faisait le pied de grue sur le trottoir.
«Il n’y a pas eu de panique, a rassuré Amina Chaffaï, conseillère politique de Julie Boulet. Nous n’étions pas vraiment surpris non plus puisque plusieurs collègues de Mme Boulet avaient eu cet incident là.»
Dans la journée de mercredi en effet, des enveloppes similaires ont été envoyées au bureau du premier ministre Jean Charest mais aussi des ministres Michelle Courchesne (Éducation), Jean-Marc Fournier (Justice), Yves Bolduc (Santé), Christine St-Pierre (Culture et communications), Monique Gagnon-Tremblay (Relations internationales) et Pierre Arcand (Développement durable).
Le personnel des députés et ministres libéraux avait d’ailleurs été informé dès hier de la possibilité de recevoir à leur tour une telle enveloppe. «On nous avait avisé en nous signalant que pour l’instant, il n’y avait rien de dangereux mais qu’il fallait quand même prendre certaines précautions. On a fait exactement ce que la directive nous disait de faire, c'est-à-dire appeler la police, ne pas manipuler l’enveloppe, se laver les mains et se tenir à distance de l’enveloppe.»
Impressionnée par le déploiement policier, la conseillère politique ne cachait cependant pas son impatience de retourner à l’intérieur. «Quand les policiers vont nous permettre de rentrer dans nos bureaux, on va retrouver nos dossiers et notre travail et on a bien hâte», a-t-elle conclu.


