Sélectionné par les Hurricanes de la Caroline en 2006, Stefan Chaput traine son baluchon depuis quelques années dans la AHL. Après des arrêts à Albany, Charlotte et Syracuse, c'est aujourd'hui avec les Bruins de Providence qu'il se retrouve pour tenter d'atteindre la très convoitée Ligue nationale de hockey. Depuis qu'il est tout jeune, l'attaquant Michael Chaput prend exemple sur son grand frère. «Lorsque j'étais petit, je le regardais jouer et je l'ai suivi dans le midget et le junior. Ça a été un bon modèle pour moi au cours de ma carrière», explique Michael
Le plus vieux des deux frères affirme qu'il a tenté de montrer une éthique de travail à son jeune frère, qu'il aura dû appliquer sur la glace pour se démarquer. «D'après moi le meilleur exemple que j'ai pu donner à mon frère est de ne jamais lâcher. Que ce soit durant une pratique, un entraînement ou une partie, de toujours travailler plus fort que celui à côté de toi. Maintenant on s'entraîne ensemble durant l'été et on s'entraide à devenir meilleur pour réaliser notre rêve».
Les Chaput s'assurent de garder le contact malgré la distance qui les sépare. «On se parle chaque jour, puisqu'il est blessé en ce moment. À mes débuts, il m'expliquait comment la ligue fonctionnait», se souvient le 62 des Cats. «Je lui parle souvent, surtout après ses parties et je lui demande comment ça c'est passé pour lui. Sinon, on discute généralement de tout et de rien», souligne Stefan.
L'expérience unique de la Coupe Memorial
Dans le circuit Courteau, Stefan Chaput a laissé sa marque, jouant quatre saisons pour les Maineiacs de Lewiston, participant à la Coupe Memorial de Vancouver aux côtés de David Perron et Jonathan Bernier en 2006-07. «Je lui ai dit que la Coupe Memorial est probablement un des meilleurs moments qu'il va vivre en tant que joueur de hockey. La cérémonie d'ouverture, le nombre de partisans à chaque match et l'ambiance du tournoi ont fait de mon expérience à Vancouver, malgré la défaite, quelque chose d'inoubliable», mentionne Stefan.
Pour bien préparer son frère au défi qui l'attendra en mai, Stefan Chaput a pris le temps de lui expliquer l'adversité qu'il devra affronter. «Rester en santé est certainement un aspect difficile durant le tournoi. Tu viens de finir les séries éliminatoires et le tournoi arrive tout de suite. Chaque match compte, tu ne peux pas te permettre de prendre un "shift off"», souligne l'espoir des Bruins de Boston.
Réunis dans le futur ?
Même s'ils sont très talentueux, les deux frères ont de la difficulté à déterminer le meilleur joueur sur la glace ? «Il est à 6'00, alors au niveau de la grandeur, c'est à mon avantage. En vrai, on ne s'est jamais vraiment posé la question», admet Michael, un sourire en coin. Un peu à l'image des frères Sedin à Vancouver ou Saulnier dans la LHJMQ, les Chaput pourraient un jour jouer pour la même équipe, ce qu'ils n'ont malheureusement pas eu la chance de faire à Lewiston. «On ne sait jamais ce qui pourrait arriver. S'il y a un échange, on pourrait se retrouver dans la même équipe», affirme le plus jeune.

