Après un début de match endiablé où les deux équipes étaient nez à nez 2-2, Shawinigan a inscrit deux buts rapides en début de deuxième, gracieuseté de Loïk Poudrier et Michael Chaput. La foule transportée par son équipe a été refroidie lorsque Jonathan Huberdeau a pris un lancer de sa ligne bleue en désavantage numérique, la rondelle faisant un drôle de bond pour tromper la vigilance de Gabriel Girard.
En début de troisième, l’impossible s’est produit lorsque Tomas Jurco a égalisé la marque. À ce moment, la foule a décidé d’encourager son équipe encore plus fort, convaincue qu’elle pouvait l’emporter. «Je me suis posé des questions pendant dix secondes. J’ai regardé vers mon banc et j’ai vu que tout était correct. Tu apprends dans l’adversité et je sais qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui nous donnaient une chance, mais les petits gars, eux, on décidé qu’ils y croyaient», a mentionné l’entraîneur-chef Éric Veilleux après la rencontre.
C’est finalement les favoris de la foule qui ont inscrit le but ultime, alors que Morgan Ellis a dirigé un lancer au filet, dévié au passage par Yannick Veilleux pour faire 5-4 avec six minutes à faire dans la rencontre. Michael Chaput a concrétisé la victoire de Shawinigan avec un but dans un filet désert dans la dernière minute de jeu. Pierre-Olivier Morin a également inscrit un septième but pour les locaux.
Après la rencontre, les joueurs des Cats étaient très fiers de leur victoire contre les champions du circuit Courteau. «C’est à 100% mon match le plus intense dans lequel j’ai joué. C’est un sentiment indescriptible et tous les gars ont poussé vers une seule direction. On n’a jamais hésité à sacrifier notre corps pour la victoire et nous avons inscrit les gros buts lorsqu’on en avait besoin. Nous sommes là où on voulait être», a affirmé Morgan Ellis.
Même son de cloche chez les autres joueurs. «C’est un des matchs les plus émotifs auxquels j’ai participé. Même s’ils ont pris les devants, on n’a pas lâché. C’est sûr qu’à 4-4, il y avait un peu plus de nervosité, mais on a vu le cadran et on savait qu’on avait assez de temps pour gagner. On y croyait toujours et on a été cherché le gros but», a raconté Pierre-Olivier Morin. «Ça n’a pas été difficile de jouer mon rôle, car c’était un gros match. Notre défensive a fait du bon travail et on est certes fort content de la victoire, mais on doit rester focus pour la finale», a admis Mitchell Maynard.
La fin d’une dynastie à la deuxième page...


