Le parcours des protégés d'Éric Veilleux n'a rien de banal. Ils ont dû disputer un match bris d'égalité aux Oil Kings d'Edmonton. Ils ont ensuite vaincu les Sea Dogs de Saint John en demi-finale avant de se payer les champions de la Ligue de l'Ontario dans le match ultime. Ils ont donc pris la mesure des équipes championnes des trois circuits juniors canadiens.
«Nous venons d'écrire l'histoire, a lancé le Victoriavillois Félix-Antoine Bergeron. C'est un scénario digne d'Hollywood. Avant le début du tournoi, peu de gens nous accordaient des chances de gagner. Ça faisait plus d'un mois que nous n'avions pas joué une «vraie» rencontre. C'est incroyable le rendement que nous avons offert. Et le sentiment de soulever la coupe Memorial est tout simplement indescriptible.»
À sa première saison dans la LHJMQ, Bergeron ne pouvait espérer un meilleur scénario. Laissé de côté en séries, il a eu l'occasion de disputer deux matchs durant le tournoi de la coupe Memorial. Durant le tournoi à la ronde, il a croisé le fer avec les Knights de London et les Sea Dogs de Saint John.
«Cette conquête me suivra toute ma vie. Très peu de joueurs peuvent se vanter d'avoir gagné ce titre national. Je suis persuadé que ce championnat me sera profitable pour le reste de ma carrière», a exprimé le numéro 44 des Cats.
Ce dernier s'attend d'ailleurs à jouer un rôle important dès la saison prochaine, alors que les Cataractes présenteront un tout autre visage. En fait, l'équipe vivra une importante période de transition. Elle devra composer avec la perte de plusieurs vétérans. «Ce sera à nous, les jeunes, de s'inspirer de nos récents succès et de guider les nouveaux venus», a lancé Bergeron.
Confiance inconditionnelle envers son entraîneur
Félix-Antoine Bergeron n'est pas le seul Victoriavillois à avoir soulevé la coupe Memorial dimanche. L'entraîneur Éric Veilleux, que plusieurs pointaient du doigt à la suite de l'élimination hâtive des siens en séries de la LHJMQ, a su rebondir pour permettre à la concession de vivre l'allégresse.
Les amateurs voulaient pourtant sa tête à la suite de l'élimination contre les Sags. Martin Mondou a toutefois résisté à la tentation de s'en départir et il a finalement gagné son pari.
Bergeron, quant à lui, n'a jamais douté de son entraîneur. «Au contraire, il est pour moi une véritable source d'inspiration. Il a su bien nous préparer dans le mois précédent le tournoi de la coupe Memorial. Je n'avais jamais été soumis à des entraînements aussi exigeants. Son approche a porté fruit. Toute l'équipe s'est rangée derrière lui. Nous nous sommes regroupés et nous avons tous poussé dans la même direction avec le résultat que l'on connaît», a-t-il dit.
À la suite de l'élimination des Cats contre les Sags, Bergeron avait avancé que le seul moyen pour la formation mauricienne de se racheter était de remporter le titre national. Lui et ses coéquipiers peuvent désormais dire mission accomplie. «C'est encore plus grand que ce à quoi je m'attendais. C'est incroyable, oui vraiment incroyable», a-t-il lancé.
Cette victoire historique s'avère également marquante pour le Victoriavillois Alain Bissonnette, recruteur-chef de l'équipe et membre de l'organisation depuis de nombreuses années. Il cachait d'ailleurs mal sa joie lorsqu'est venu le temps de soulever le précieux trophée.


