En plus d’une formation autrichienne qui semble intéressée à ses services, les Flyers de Philadelphie feraient aussi de l’œil à l’ancien des Estacades de Trois-Rivières. Toutefois, rien n’est encore coulé dans le béton.
D’autre part, l’avenue universitaire n’est pas encore totalement écartée.
«Le fait que Gilles Bouchard soit l’entraîneur des Patriotes peut peser dans la balance. Je vais devoir prendre de grosses décisions bientôt», fait-il savoir.
Bref, un vrai conte de fées pour celui qui vient tout juste de mettre un terme à sa carrière de joueur junior.
Une carrière junior bien remplieEn quatre ans dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Pier-Olivier est passé par toute la gamme des émotions.
Avant d’évoluer avec les Cataractes, il a porté les couleurs des Maineiacs de Lewiston pendant trois saisons, et ce, jusqu’à leur dissolution.
«J’ai été très surpris d’être repêché par Lewiston. Les Maineiacs venaient tout juste de remporter la Coupe du Président et débutaient un processus de reconstruction. À ma dernière année, nous avons eu une très bonne saison et nous nous sommes inclinés en troisième ronde contre les Sea Dogs. Je m’y suis fait de très bons amis et ma famille de pension est même venue me voir jouer à la Coupe Memorial», indique-t-il.
Après avoir encaissé le choc, lors du repêchage, le Trifluvien s’est senti choyé d’avoir été choisi par les Cataractes.
«Même s’ils avaient déjà trois joueurs de 20 ans, ils ont fait une place pour moi», soutient-il.
Des hauts et des basLes Cataractes ne l’ont pas toujours eu facile cette saison avec des hauts et des bas. Toutefois, l’équipe s’est ressaisie à temps pour mettre la main sur l’emblème suprême du hockey junior canadien.
«À la suite de notre élimination contre Chicoutimi, nous avons eu une semaine de congé pour changer nos idées. Par la suite, ce fut probablement le mois d’entraînement le plus dur de ma vie. Je crois que cette période fait partie des facteurs qui nous ont permis de gagner quatre matchs en cinq soirs pour remporter la coupe», signale Pier-Olivier.
Le déclicUn des moments charnières dans la conquête des Cataractes est survenue après la défaite de la formation contre Saint John lors du tournoi à la ronde.
«Nous avons réalisé que nous prenions le chemin le plus long, mais nous nous sommes regroupés et avons livré un bon match contre Edmonton. Le lendemain, ça ne nous prenait pas un grand «speach» du «coach» pour nous motiver contre les Sea Dogs. C’était tellement un gros enjeu. En finale, c’était complètement fou. On était tellement content pour nous, mais aussi pour l’organisation, car c’était chez nous que ça se passait», confie l’ex-numéro 60 des Cats.
Le junior en rafaleDe tous les joueurs avec qui il a évolué dans le circuit Courteau, ceux qui l’ont le plus impressionné étaient ses coéquipiers à la fin de l’année.
«Michaël Bournival, Michaël Chaput, Brandon Gormley et Morgan Ellis évolueront tous dans la ligue nationale dans pas trop longtemps. De plus, Gormley est probablement le défenseur contre qui j’ai eu le plus de difficulté», avise Pier-Olivier.
Lorsque questionné quant à savoir qui l’avait le plus marqué chez les juniors, le Trifluvien n’a jamais hésité en mentionnant le nom de ses parents Monique et Michel.
«Ils m’ont toujours suivi, même lorsque j’étais à Lewiston. Mon père montait toutes les fins de semaine peut importe l’endroit où je jouais», témoigne le jeune homme.
Au niveau hockey, il a eu de bons mots pour le personnel d’entraîneurs des Cataractes composé d’Éric Veilleux, Danny Dupont et Steve Larouche ainsi que son ancien entraîneur chez les Maineiacs, Jean-François Houle.


