Lorsque joint au téléphone, Gabriel Girard venait de terminer un entraînement assez difficile, lui qui salue le travail de son équipe au cours de la saison. «Je viens de m'entraîner et disons que ça a été assez difficile. Physiquement, je commence à m'en remettre. Ça n'a pas été une campagne facile, car on avait la pression de bien performer avec la Coupe Memorial. En début de saison, on a eu beaucoup de joueurs blessés et on a été éliminé en deuxième ronde. Le point tournant de la saison, ça a vraiment été le mois d'entraînement et l'engagement des joueurs à suivre le plan des entraîneurs», mentionne-t-il.
Celui qui attend voir ses options en Amérique du Nord et en Europe pour la prochaine saison est satisfait de sa dernière saison, malgré plusieurs embûches. «Je crois que je suis fier de ma saison au complet. Ça n'a pas été facile pour moi, car j'ai été blessé en début de saison. Ça a été plus difficile avec les distractions, mais je me suis bien repris en deuxième moitié de saison avec le deuxième meilleur pourcentage de la ligue. Je suis fier de ce que j'ai accompli malgré les épreuves».
Un mois qui paye !Plusieurs fois remis en question par les partisans, l'entraîneur-chef Éric Veilleux a toujours eu l'appui des joueurs dans son vestiaire selon Girard. «Il a été super important dans nos succès. Pendant le mois d'entraînement, on se disait à nous même «Ouff, ça sera difficile». On savait tous qu'il savait ce qu'il faisait et on était confiant qu'en adhérant à son plan, on connaîtrait du succès», analyse-t-il.
Shawinigan a dû passer par le chemin le plus long pour finalement décrocher la Coupe Memorial, l'équipe ayant perdu contre Saint John à son dernier match préliminaire. «On était conscient que ça ne serait pas facile, mais tous les gars y croyaient. Si ça n'avait pas été le cas, je crois qu'on n'y serait jamais arrivé. Tu entends toujours le monde dire que c'est le tournoi le plus difficile à gagner, mais tu n'en sais rien avant de le vivre. La pression est plus importante qu'en saison ou même qu'en séries éliminatoires. On affrontait les trois meilleures équipes au Canada et même si elles étaient peut-être plus fatiguées que nous, elles avaient la confiance d'avoir remporté le titre de leur ligue».


