Lorsqu'il était dans le junior, Denis Chalifoux terrorisait les gardiens adverses avec le Titan de Laval. En fait, le pilote des Cataractes de Shawinigan a été tellement dominant à l'époque qu'il se retrouve au troisième rang des meilleurs pointeurs de la concession, derrière Mario Lemieux et Raymond Bourque. Originaire de Laval, le petit attaquant a eu l'opportunité de participer deux fois au tournoi de la Coupe Memorial (1989,1990).
Après avoir paraphé une entente de cinq ans avec les Whalers de Harford, qui l'ont sélectionné en 1990 (12e ronde, 246e total), Chalifoux a dû faire ses preuves avec les Indians de Springfield dans la Ligue américaine de hockey (LAH), où une blessure est survenue à un bien mauvais moment. «De la manière que ça fonctionnait, c’est que lorsqu’on revenait d’un voyage, si tu voyais que ta poche était prête, ça voulait dire que tu montais en haut. À ma troisième année, je me suis déchiré le ligament croisé antérieur lors d’un match sur la route. Lorsqu’on est revenu à la maison, ma poche était prête. Le "timming", c’est ça… Après quelques saisons, j’ai décidé de me diriger vers l’Europe, où le hockey est beaucoup plus payant», a raconté celui, qui n'oubliera jamais ce moment.
Après des saisons à Worcester et Cornwall, endroit où Denis Chalifoux et Éric Veilleux ont connu de bons moments sous les ordres d'un certain Bob Hartley, le principal intéressé décide de faire ses valises et s'envole vers l'Europe, où il connaîtra une brillante carrière, principalement en Italie. Même s'il n'a jamais joué un seul match dans la grande ligue, le nouveau pilote de Shawinigan s'est dit fier de sa carrière. «Ça a été une déception, oui et non. Je veux montrer à mes joueurs que même si tu ne joues pas dans la Ligue nationale de hockey, tu peux tout de même avoir une belle vie. J'ai pu voir plein de choses grâce au hockey. Ça vaut la peine d’aller en Europe ou juste de jouer dans la LAH».
Une flamme qui ne s'est jamais éteinteLe hockey a toujours occupé une place de premier plan dans la vie de Denis Chalifoux. L'entraîneur-chef porte d'ailleurs un bracelet 24/24h sur lequel il est écrit "Hockey, my life, my sport". «Le hockey, c’est ma vie. J’ai joué professionnel jusqu’à l’âge de 37 ans et il n’y a pas une journée de ma vie où je ne pense pas au hockey. Il y a des journées où tu peux être découragé et avoir des doutes sur ton emploi, mais pour moi, ça n’est jamais passé proche. Je suis né pour faire du hockey», a-t-il affirmé.
Derrière le banc, son expérience de joueur l'aidera assurément à avoir l'attention de ses joueurs. «Tu peux dire que tu es passé par là. Il y a d’excellents entraîneurs qui n’ont pas joué la "game", mais je crois que d’avoir joué, ça te donne une crédibilité, car tu sais par quoi passent les joueurs. Ton plan est plus facile à vendre».


