Alors que l'année dernière, les Bournival, Poudrier, Ellis, Chaput et Gormley menaient le vestiaire des Cataractes, la situation sera bien différente cette saison alors que Gaudreau, Bergeron et Grand-Maison devront montrer l'exemple aux recrues. «C'est différent. Juste dans le vestiaire, je n'ai pas le même rôle. L'an dernier, je prenais un peu plus mon trou et on était l'équipe à battre. Les recrues peuvent avoir peur des vétérans et je veux être celui qu'ils n'auront pas peur d'aborder. Je veux être leur ami et les aider à s'améliorer sur la patinoire. Je crois que cette année on est moins attendu», a expliqué Frédérick Gaudreau.
Le trio aura assurément un rôle plus important cette saison, mais pas question de se fixer d'objectif démesuré pour autant. «Je n'ai pas tellement d'objectif. Je veux contribuer offensivement et jouer davantage pour mettre en valeur mes habiletés avec la rondelle. J'ai pris un peu de poids cet été et j'ai amélioré mon coup de patin. J'ai travaillé avec mon entraîneur sur mes jambes pour avoir une meilleure explosion», a mentionné Alexandre Grand-Maison.
De son côté, Félix-Antoine Bergeron compte bien répondre aux demandes de son entraîneur. «Peu importe la ligne où je vais jouer, je veux jouer le rôle qu'on va me donner et faire ma "job"», a-t-il laissé tomber. «Je ne veux pas trop me mettre de pression, car c'est plus nuisant qu'autre chose. Je suis bon lorsque je m'amuse et me mettre des objectifs, ça ne me servirait à rien», a souligné Gaudreau, qui affirme ne pas trop penser à la prochaine saison, où il pourrait revenir comme joueur de 20 ans.
La Coupe Memorial, des moments inoubliablesLe vétéran Frédérick Gaudreau a avoué avoir encore de la difficulté à croire à ce qui s'est passé le 27 mai dernier, lorsque Shawinigan a remporté la première Coupe Memorial de son histoire. «C'est un "feeling" vraiment incroyable. J'ai réalisé peut-être trois semaines après. C'est comme un souvenir que je n'ai pas vécu. J'ai encore de la misère à comprendre ce but qu'a marqué Anton. Tu ne réalises pas ce qui se passe sur le coup. C'est comme si ce n'était pas réel», a tenté d'expliquer le numéro 11.
De leur côté, Grand-Maison et Bergeron ont réalisé la chance qu'ils ont eu de soulever le précieux trophée. «C’est vraiment un rêve de jeunesse que j'ai réalisé. Je me souviens qu'il y a quelques années, lorsque Windsor a remporté le tournoi, on jouait dans la rue pour la Coupe Memorial. Là, je l'ai vraiment gagnée. C'est vraiment un "feeling" incroyable», a raconté le premier. «Je te dirais qu'au début du camp d'entraînement, j'ai pas mal réalisé ce qu'on a accompli. C'est une nouvelle saison qui commence, mais le 21 septembre prochain, ça va être très émotif comme soirée», a glissé Bergeron, qui s'attend à voir les gradins remplis pour l'occasion.
Ayant tous disputé au moins un match pendant le tournoi de la Coupe Memorial, Gaudreau, Grand-Maison et Bergeron pourront raconter leur expérience aux plus jeunes cette saison. «Tout le monde est au "top" de sa forme et les équipes sont sur un "beat". Le jeu montre vraiment d'un cran et c'est difficile de jouer dans ce genre de tournoi», s'est rappelé Grand-Maison. «Au début, j'étais très déçu de ne pas jouer. Je voulais être là, vivre l'expérience et pouvoir dire qu'au moins, j'avais joué. Il y a tellement de bons joueurs et lorsque tu entends ton nom en prolongation, c'est stressant. J'avais le goût de vomir avant et pendant le match. J'ai bien joué, mais c'était très stressant», s'est souvenu Gaudreau.


