À VOIR: Les commentaires de Denis Chalifoux et Martin Mondou
Les médias étaient nombreux pour l'arrivée de Patrik Koys à Shawinigan, lui qui a décidé de venir jouer en Amérique du Nord après plusieurs discussions avec le directeur-général Martin Mondou.
S’exprimant difficilement en anglais, Koys a néamoins déclaré que sa venue en Amérique du Nord ne figurait pas dans ses plans lorsque les Cats l’ont repêché un juin dernier. «J’ai été cependant blessé et j’ai voulu prendre ça relaxe. J’ai profité de cette période pour prendre la décision de venir à Shawinigan.»
Même s'il n'a que 16 ans, Koys se veut un des meilleurs joueurs de son âge provenant de la Slovaquie. Ses performances lui ont même valu le surnom de Crosby Slovaque. «Ça va être une game différente mais je suis ici pour travailler et donner le meilleur de moi-même. Je suis très heureux d’être ici.», a laissé tomber l'ailier droit.
De son côté, Martin Mondou ne veut pas mettre de pression sur son jeune attaquant, qui sera au cœur de la reconstruction de l'équipe. «C'est sûr qu'on espère qu'il se développera et deviendra un excellent joueur, mais je ne veux pas mettre de pression sur le jeune. On sait que les atouts sont en place, mais il devra s'adapter au calibre de jeu que l'on retrouve en Amérique du Nord. On sait que c'est un joueur reconnu pour ses habiletés offensives, mais c'est un patineur dans la moyenne. C'est un bon compétiteur», a mentionné le chef d'orchestre.
S’il y a quelqu’un qui sait comment se sent Patrik Koys, c’est bien son nouvel entraîneur. Denis Chalifoux a rappelé que lorsqu’il était arrivé en Autriche après sa carrière dans la Ligue américaine de hockey, il s’était retrouvé dans un environnement totalement nouveau, avec une langue étrangère en surplus. «En parlant avec des signes, on va arriver à se débrouiller au début.»
Le nouvel entraîneur veut que les partisans se montrent patients envers la nouvelle recrue. «C’est un investissement, explique Denis Chalifoux. Il faut être conscient qu’il est encore très jeune. Il vient de traverser l’Atlantique et de changer de monde. Notre but sera de bien l’encadrer et d’être patient avec lui. On est heureux qu’il soit ici mais ce n’est pas un sauveur. Ce qu’on veut de lui, c’est une progression à long terme.»
Un nom qui fait jaser
Le nom de Patrik Koys fait déjà beaucoup jaser sur le web, où on le classe parmi les dix meilleurs espoirs en vue du repêchage de 2014. Sur le www.topnhlprospects.com, on parle de lui comme l'un des meilleurs espoirs provenant de la Slovaquie depuis Marian Gaborik.
Selon le site www.eliteprospects.com, Patrik Koys a disputé quelques rencontres dans son pays avec le HK Dukla Trencin cette saison. Chez les U20, il aurait récolté quatre passes en sept rencontres. Le Slovaque a d'ailleurs été un choix de cinquième ronde (167e) du HC Slovan Bratislava dans la Ligue de hockey Kontinental en Russie.


