Malgré de bons débuts de matchs face à Saint-Jean, Lanaudière et Magog, les Maraudeurs de Shawinigan se sont inclinés à leurs trois dernières rencontres, de quoi leur donner une fiche de 3-4 avec une partie à disputer en saison régulière. Les derniers matchs ont été éprouvants pour les hommes de Guy Bergeron, qui ont semblé fatigués en deuxième demie. «On n’est plus jeunes. En première demie, ça va bien, mais on voit une baisse de régime en deuxième. On impose notre rythme au début, mais on n’est pas en mesure de le tenir. Notre quart partant s’est blessé face à Saint-Jean et on a donc eu moins de temps de possession. On vit dans la réalité et on voit ce qu’on vaut. On a eu des blessés à des positions clés et on a fait des erreurs de concentration en fin de rencontre. On sait qu’on se doit d’être méthodique et de ne pas y aller pour les gros jeux, afin de reposer notre défensive», a analysé le pilote.
Malgré la séquence dans laquelle se retrouve actuellement son équipe, Guy Bergeron est convaincu que ses hommes pourront rebondir en séries éliminatoires. «J’admire mes gars de tout donner sur le terrain. Je les vois aller jusqu’au bout de leurs forces. On a l’expérience et je crois qu’on peut se rendre jusqu’au bout. On peut battre tout le monde dans la ligue, si on est en mesure d’avoir nos forces jusqu’à la fin. L’intensité monte d’un cran en séries pour les autres équipes, mais aussi pour nous. De notre côté, on fait comme en saison régulière, car c’est une formule qui a bien fonctionné. On sait qu’on a plus de difficulté en deuxième moitié de match et en ce sens, on se devra de prendre rapidement les devants», a-t-il laissé tomber.
Une bataille pour l'avantage du terrain
Les Maraudeurs recevront les Griffons de Magog samedi 13h, dans un match qui risque de donner tout un spectacle aux amateurs. Les deux équipes se battront sur l'avantage du terrain en séries éliminatoires, elles qui se retrouveront au premier tour. «Si on gagne, on terminera quatrième. Disons que c’est une position qui nous intéresse, car on va se retrouver à la maison et à partir de là, tu as de bonnes chances de gagner. Magog possède un excellent quart en Jesse Andrews, un ancien de Bishop’s. Ils ont entré plusieurs joueurs universitaires dans leur alignement à la date limite et une rumeur circule à l’effet qu’Andrews ne pourrait pas jouer en séries, car il n’aurait pas joué le nombre de matchs nécessaire. De notre côté, ça ne nous énerve pas», a glissé Guy Bergeron.
Même s'il souhaite voir ses hommes soulever le trophée des champions au terme des séries, Bergeron admet que la santé de ses hommes demeure sa priorité. «À chaque fois que je suis sur les lignes de côté, c’est pour me rendre jusqu’au bout, si mes 46 gars sont en santé et peuvent retourner dans leur famille pour avoir du "fun". Je veux gagner, mais pas au détriment du physique et des familles de mes hommes. Même si on prend le chemin le plus long, je sais que mon équipe va jouer ensemble. Les joueurs vont au bout d’eux-mêmes et se dépassent. Ce qui est bien, c’est qu’autant dans la victoire que dans la défaite, il y a quelque chose de bon qui ressort de chacune de nos rencontres», a-t-il admis.


