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No.1, enfin…

Le gardien Alex Dubeau compte faire taire ses détracteurs avec les Wildcats de Moncton. (Photo L'Hebdo/Samuel Duranceau-Cloutier) Samuel Duranceau-Cloutier

Le gardien Alex Dubeau compte faire taire ses détracteurs avec les Wildcats de Moncton. (Photo L'Hebdo/Samuel Duranceau-Cloutier)

Samuel Duranceau-Cloutier
Publié le 1 Novembre 2012
Publié le 31 Octobre 2012
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À 18 ans, le gardien Alex Dubeau occupe enfin le poste de no.1 chez les Wildcats de Moncton, lui qui attendait cette opportunité depuis longtemps. Compétiteur dans l'âme, il entend bien prouver au reste de la ligue qu'il peut mener son équipe jusqu'à la conquête de la Coupe Memorial.

Sujets :
Wildcats de Moncton , Shawinigan , Moncton , Sherbrooke

Échangé dans la méga-transaction Brandon Gormley, le gardien Alex Dubeau est heureux de se retrouver avec l'organisation des Wildcats de Moncton. «En arrivant à Moncton, j'avais entendu plusieurs bonnes choses à propos de l'organisation et j'avais des attentes. Je suis très content d'être ici et on est très bien traité. J'ai une bonne pension et on a un "staff" de premier plan autour de l'équipe. Ça a été de gros ajustements pour moi au niveau des pratiques. À Shawinigan, on était intense pendant 1h-1h30 et ici, on pratique pendant 2h dans un système très différent. C'est très long et ça te demande une bonne adaptation. Je me retrouve dans une ambiance différente et j'adore l'environnement de hockey que l'on a ici», a-t-il expliqué à la sortie d'une pratique.

L'an dernier, Dubeau a joué à la chaise musicale avec Gabriel Girard, qui a finalement disputé la majorité des matchs lors du tournoi de la Coupe Memorial. Dès son arrivée à Moncton, l'organisation lui a bien fait savoir qu'il était le nouveau no.1 de l'équipe. «Je pense qu'à 18 ans, c'est là que ça se passe. Jusqu'à maintenant, j'ai disputé tous les matchs, sauf celui à Sherbrooke. Je ne me sens pas fatigué, mais c'est une adaptation d'être le premier gardien de l'équipe, tu prends le "beat". Physiquement, je crois que c'est impossible d'être brûlé, mais mentalement, tu dois faire attention. Ça te prend une bonne préparation et des moments de repos pour être bien prêt. J'adore mon nouveau poste et j'ai toujours voulu obtenir tous les départs, que ce soit à 16 ou 17 ans. Je veux montrer à la ligue que je suis capable de prendre la pression des gros matchs».

Un début de saison difficile

Même s'il a pu compter sur un très bon alignement dès le jour 1 de la saison régulière, l'entraîneur-chef Danny Flynn a vu ses hommes avoir beaucoup de difficulté à enligner les victoires, eux qui ont rectifié le tir lors du dernier "week-end". «Je crois que ce n'était qu'une question de temps. Même dans le vestiaire, on ne comprenait pas pourquoi on perdait, car on avait de bons éléments dans l'équipe. On a eu plusieurs "meetings" et on savait qu'il était important de ne pas baisser les bras. On n'a pas mal joué, mais la rondelle ne semblait juste pas tourner pour nous dans les dernières semaines», a laissé tomber Dubeau.

Le numéro 31 ne se cache pas qu'il a également connu un début à l'image de son équipe. «Au début, je n'avais pas perdu tous mes moyens, mais disons que je m'étais déjà senti mieux. Dans les deux dernières semaines, la confiance est revenue et j'aime avoir le filet. Je me sens bien et avec le recul, j'essayais peut-être d'en faire trop à mon arrivée».

À pareille date l'an dernier, Shawinigan ne connaissait pas non plus un début de saison à la hauteur des attentes des partisans. «Les journalistes de Moncton m'ont demandé de comparer les deux équipes et je crois que c'est un peu la même affaire. À Shawinigan, on a perdu notre premier match de la saison face à Rouyn et ça n'avait pas été notre meilleure sortie. Lorsque Kabanov est arrivé, il nous a apporté un peu plus d'offensive, mais ici, je crois qu'on a déjà ça. Je crois qu'il nous manque encore une grosse coche pour avoir la même équipe que l'an dernier, mais on a déjà de bons éléments en place», a-t-il comparé.

En anglais s.v.p.

Ayant étudié en anglais toute sa jeunesse, Alex Dubeau n'a eu aucune difficulté à s'adapter à son nouveau milieu de vie. Dans le vestiaire par contre, les choses ont été un peu différentes. «Au début, les gars du Québec se tenaient plus ensemble et on voyait certaines cliques se former. On n'osait pas trop s'avancer, mais on a eu des "meetings" là-dessus et on se force à parler anglais dans le vestiaire. Personnellement, si je veux aller plus loin dans le hockey, je ne peux m'arrêter à la langue. Même à Shawinigan, tout se passait en anglais dans les pratiques», a-t-il expliqué.

Ne manquez pas notre deuxième partie de cette entrevue demain matin sur le www.lhebdodustmaurice.com.

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