Samuel est originaire de Saint-Luc-de-Vincennes. Trois-Rivières est maintenant son terrain de jeux. Il raconte que pendant sa jeunesse, c'est la bande dessinée qui l'intéressait tout en avouant qu'écrire un livre a toujours été quelque chose qui l'habitait. C'est à l'âge de 24 ans, par une journée froide et pluvieuse, qu'il est passé aux actes. Le roman jeunesse Les Marlots, La découverte. venait de naître.
Alliant la réalité à la fiction, Samuel voulait faire différent avec ce livre. «Je voulais aller chercher l'imaginaire d'une autre façon. Je voulais pousser l'imaginaire au quotidien. Tout part du côté que tout pourrait exister et on explore. Je vais chercher des éléments qui existent déjà.»
Le Luçois d'origine n'a aucune formation littéraire. Il envisage les choses telles qu'elles se présentent sans avoir nécessairement de plan. «Quand j'écris, je vois ça comme un film. Je me demande ce qui pourrait arriver dans le prochain chapitre. Une simple phrase peut me diriger vers un autre chemin totalement différent.» D'ailleurs, Samuel confit qu'il ne connait toujours pas la fin de son roman présentement en processus d'écriture.
Si son premier volume a été écrit dans le secret, il ne cache plus qu'il écrira d'autres œuvres. «Je n'en parlais pas parce que je ne suis pas le genre de personne qui aime parler de quelque chose et échouer. La peur de l'échec, nous l'avons tous en soi et je pense que ce n'est jamais facile d'avouer ses échecs.»
Ce n'est que lorsqu'il a su qu'il allait être publié qu'il a révélé son «secret». Ne connaissant rien du processus de publication d'un ouvrage, c'est après coup qu'il apprécie la chance qui lui a souri.
«J'aimerais percer dans ce milieu. Je trouve que le public jeunesse est gentil. Il n'y a pas une once de méchanceté dans les enfants et j'aime ça. Tu peux écrire sans avoir peur de te faire juger contrairement à un roman pour adulte. C'est moins intimidant.»
Les Marlots, La découverte aura une suite. Le roman est commencé, mais en suspens. «Je me voyais attiré par un autre univers de roman jeunesse. Ça me laisse le temps de vérifier l'engouement du premier. Le tiers est déjà produit.» Il aimerait bien que ce roman soit fini au début de l'année 2012 et qu'il soit sur les tablettes à la fin de l'année.
Et pour un policier, ne serait-ce pas plus facile d'écrire des romans policiers? «Je travaille déjà 40 heures là-dedans. Je ne pense pas que ce serait très sain de vivre 60 heures par semaine là-dedans!»
Pour l'instant, la reconnaissance reste sa priorité. Samuel s'avance même en déclarant «qu'écrire un livre par année serait bien!»

