Difficile de coller une étiquette aux six membres du groupe Les Frères Goyette. Sur My Space et Bande à part, on qualifie leur style de folk/country, mais ils sont bien davantage que cela. Avec la famille agricole des Goyette de Champlain comme toile de fond, le sextett recréé une atmosphère festive et délurée partout où il passe.
Avec Laurent Laganière alias Sylvain Goyette, le «patenteux» du groupe, des inventions hors normes sont créées sur scène, en plus de la prestation musicale des musiciens Bob «Robert» Goyette (guitare, banjo, harmonica), Birmance alias « Monc Bibi » Goyette (chant, guitare), Sylvain Goyette (performance et ingénierie) et Michel Goyette (batterie). «On fait de la musique et on improvise. On ne se dit pas toujours où on s’en va les gars et moi, mais on le sait et ça donne un résultat intéressant», déclare Simon Laganière, le chanteur du groupe.
Récompensé pour la web série du groupe qu’il a réalisée, Laganière prend les honneurs de manière humble. «On est très heureux, c’est une distinction qui fait plaisir tout comme notre nomination au Gala de l’Adisq qui nous a donné une bonne tape dans le dos. C’est comme de se faire dire que notre travail est apprécié chez les professionnels et qu’on fait partie de la gang», explique-t-il concernant les cinq capsules de six minutes qui composent cette web série plongeant les internautes dans l’univers des Frères Goyette.
Comme un tiramisu musical
Vrai qu’aux premiers abords le genre musical du groupe peut paraître éclaté ou sans assise, mais il n’en est rien. On observe au gré des trois albums des Frères Goyette, une rigueur et une sensibilité qui va au-delà de l’humour. «Oui, on parle des petits travers de la vie et de faits rigolos, mais on s’arrête aussi sur des thèmes plus sérieux comme la vieillesse ou le courage», affirme le chanteur qui signe aussi les textes. Il soutient que loin d’être une «bibitte rare»
Les Frères Goyette se retrouvent un peu partout autour de nous. Ce peut être un oncle ou un voisin qui a l’esprit novateur, la main créatrice et l’âme bohème. D’après lui, son groupe oscille toujours entre réalité et fiction avec un plaisir assumé.
Des spectacles et un quatrième album
Comptant trois opus jusqu’ici (Vos yeules, on chante en 2002, Minimiser les dégâts en 2006 et Rencontre du troisième âge en 2010), le groupe s’enligne vers une série de spectacles au Québec cet été. Les Goyette seront de passage devant l’église de leur Champlain natal le 27 juillet et enfin à la brasserie artisanale Albion de Joliette, le 1er septembre.
«J’ai aussi commencé l’écriture du prochain album qui se voudra festif et qui explorera le sujet de la ténacité notamment. Notre dernière création était plus profonde et sereine. On change de style pour revenir avec un côté plus cabotin», mentionne le chanteur.
Sur le plan personnel, le réalisateur Simon Laganière qui travaille chez Egzakt planche aussi sur un projet de court-métrage depuis près d’un an. Avec un financement de 100 000$ de la SODEC, il compte mettre sur pied l’épopée de deux cousins qui décident de parcourir le Canada. Puisque le membre des Frères Goyette ne fait rien comme les autres, ses héros se déplaceront sur une seule roue de leur bicycle à dix vitesses!
«Il s’agit d’un petit film de 15 minutes et l’inspiration m’est venue en partie du souvenir d’un gars de Champlain qui a traversé le village comme ça, sur une seule roue de son dix vitesse», explique l’artiste qui compte bien présenter son œuvre au sein de divers festivals à l’été prochain.
Pour en savoir plus sur le groupe de Champlain : http://www.lesfreresgoyette.com/


