Une soirée festive
«Le spectacle que je propose le 9 novembre, sera l’un des derniers dans une formule très enjouée avec un full band. Il s’en dégage une belle proximité avec le public», mentionne David Jalbert sur la fin de la tournée de son album Le Journal. Pour l'occasion, TREMBLAY (Maxime Desbiens-Tremblay), ce nouveau venu de la scène musicale, assurera la première partie avec le matériel de son premier album solo.
Jalbert a signé en septembre l’écriture de «Y’a pas de bon silence», son troisième album en carrière, qui se veut un matériel «livrant des paroles plus profondes et moins de surface». La pièce éponyme est justement tirée d’une histoire vécue, celle du jeune Jonathan de Port-Cartier qui a perdu la vie à l’âge de 18 ans, quelques semaines seulement après sa rencontre avec l’artiste. «Ses parents ont gardé contact avec moi et ça m’a inspiré pour une composition. Vous savez, les gens m’écrivent souvent pour me faire part de leurs confidences et parfois c’est source d’inspiration».
David Jalbert affirme avoir évolué avec ce dernier projet d’album, sans toutefois se perdre. «Après la sortie du deuxième album, j’avais l’impression de ne plus me réinventer dans mes propos. J’ai donc tenté avec «Y’a pas de bon silence» d’aller voir ailleurs et de passer à un autre niveau de témoignage, d’aller dans le plus intime», explique-t-il.
Aller ailleurs
Se nourrissant de ses expériences personnelles comme la paternité, les relations amoureuses ou même le climat social et politique, le chanteur réussi à connecter avec le public grâce à sa plume sensible. «Je pense que ça ne sert à rien de rimer pour rimer en chanson, il faut avoir le respecter des paroles.»
«Je ne me targue pas de réinventer la langue française, mais je veux l’utiliser du mieux que je peux pour faire sortir le méchant. Si je ne compose pas et que je garde toute cette rage, cette fureur envers les hauts et les bas de la vie en moi, je vais certainement développer un cancer», laisse tomber l’artiste en riant.
L'inspiration est partout
Lorsqu’on lui demande le secret de sont talent pour parvenir à raconter si habilement des histoires par le biais de sa musique, David Jalbert reste modeste. «Je mets mes antennes à «on» et j’écrie, puis ensuite je regarde le résultat. Le quotidien est un sujet sans fin. Tous ce qui nous entoure, un simple crayon, un cellulaire ou un mur peut devenir la base d’une chanson si on réussit à trouver une façon de transmettre notre vision.»
Le parolier fait ainsi un pied de nez au soi-disant principe de la page blanche. Qualifiant cette excuse de «paresse». «Sinon, pourquoi trente étudiants réunis dans une classe un jour d’examen réussissent tous à pondre une composition? Aucun d’eux n’avait le syndrome de la page blanche ce jour-là», s’exclame-t-il.
N’allez surtout pas lui parler de canevas musical préétabli comme un trois minutes bien sonné avec refrain accrocheur calculé. «L’important n’est pas d’écrire une bonne chanson qui jouera à la radio, mais d’en écrire une point. Vous savez, il y des chansons de 30 secondes qui sont trop longues et d’autres de huit minutes qui ne durent jamais assez longtemps», souligne-t-il.
Chose certaine, ce père de famille n’est pas prêt de laisser tomber la plume. Il a déjà entrepris l’écriture de son quatrième album, avant même le début de la tournée de son troisième disque. «Oui, je ne peux pas le cacher, j’ai déjà hâte de recommencer la compo et je veux que le public soit satisfait», conclut-il.
Pour en savoir plus sur l'artiste: www.davidjalbert.ca/


