«Cette subvention amène de l'argent pour réaliser des projets de recherche en partenariat avec des entreprises. Ça nous permettra de développer des applications et des procédés qui rendront ces entreprises plus compétitives et qui ouvriront des marchés qui sont substantiels que l'on quantifie en millions de dollars», explique la directrice du CNETE, Nancy Déziel.
Le principal objectif consiste en un projet d'amélioration de la performance des bioprocédés industriels par l'utilisation de consortiums de micro-organismes. Concrètement, Mme Déziel vulgarise. «Nous allons prendre des bactéries et nous allons les faire travailler ensemble selon leurs caractéristiques; leurs forces. Celles-ci pourront accomplir plus rapidement leurs tâches d'une manière plus efficace.» Le projet se déroule sur cinq ans.
Dans le cas présent, deux applications ont été retenues pour ce projet. La première étant destinée à augmenter la capacité de traitement des eaux usées tandis que pour la seconde, les résultats peuvent se traduire par l'augmentation du gaz au niveau de la méthanisation. Le tout fait augmenter la qualité et baisser les coûts de production.
«Au départ nous avions ciblé cinq domaines d'application, mentionne Mme Déziel, mais le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) nous trouvait un peu enthousiastes. Nous avons recentré sur ces deux applications principales.» Deux entreprises partenaires de la région sont ciblées soit Bionest Technologies et Électrigaz.
Nancy Déziel soutient également que le projet s'applique à plusieurs autres champs d'expertise notamment dans le biodiesel, dans la production d'éthanol, dans les détergents écologiques. «Les micro-organismes sont impliqués dans plein de facettes de notre vie et ils peuvent s'appliquer partout.»
En ce qui concerne les autres retombées, au CNETE, ce programme fera augmenter le nombre d'emplois permanents à temps plein de six et il permettra de former une quarantaine de stagiaires, autant universitaire que collégial, pour les cinq prochaines années. «Il y avait déjà de quatre à six stagiaires par année dépendamment des projets. Nous allons augmenter à huit de plus par année. C'est très important parce que nous voulons attirer les jeunes vers les formations collégiales, parce que nous manquons de main d'œuvre», aborde la directrice.
En 2009, le CNETE était composé de cinq personnes. Avec la subvention de cette année, ce nombre pourrait augmenter à 26 emplois.
Pour l'instant, l'espace actuel de CNETE convient, mais Nancy Déziel reconnait qu'il commence à être à l'étroit. «Le Collège Shawinigan connait une hausse d'inscriptions et il a toujours besoin d'espace. Nous travaillons à chercher des fonds pour un nouveau pavillon de la recherche, chose que l'on espère pouvoir annoncer d'ici quelques mois, ou quelques années.»

