«Le Québec et le Canada s’en sortiront assez bien au cours des prochains mois, même si le taux de croissance restera un peu bas comparativement à la normale», a affirmé François Dupuis devant des représentants et des membres des caisses Desjardins de la région, du maire de Shawinigan, de représentants du Centre Local de Développement et de membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Shawinigan.
Selon lui, le Canada est à l’abri d’une récession, mais la croissance et les taux d’intérêts du pays resteront assez faibles à cause de plusieurs incertitudes économiques au niveau mondial : «Les problèmes de l’Europe, et plus particulièrement de la Grèce, les tensions en Iran, la surchauffe d’investissements en Chine et la politique économique des États-Unis sont des éléments à surveiller qui pourraient changer nos prédictions économiques».
Le marché immobilier canadien serait aussi une source d’inquiétude pour les économistes. «Le marché de l’immobilier doit absolument ralentir pour éviter tout risque de bulle immobilière. Les mises en chantier ont explosé au cours des derniers mois à Montréal et à Québec à cause de la construction de condos, c’est inquiétant», croit M. Dupuis. Il a ensuite rassuré l’auditoire en ajoutant que pour l’instant, le marché de l’immobilier n’est pas en déséquilibre.
Le dollar canadien devrait rester à parité avec le dollar américain pour encore plusieurs mois. Sa valeur devrait osciller entre 0,95 et 1,10 dollar américain, dépendamment de la force de l’économie canadienne ou américaine.
«M. Dupuis a un horaire très chargé, mais nous avons heureusement réussi à organiser cette conférence», précise la directrice du Développement des affaires de la Caisse de la Vallée-du-St-Maurice, Isabelle Pascale Tremblay. Elle ajoute que les caisses Desjardins de la région organisent généralement de tels événements deux fois par année.
François Dupuis est économiste en chef et vice-président du Mouvement Desjardins, en plus d’être chroniqueur économique. Il est détenteur d’une maîtrise en sciences économiques et d’un baccalauréat spécialisé en économie de l’Université de Montréal.


