Pas moins de 30% des cigarettes fumées en Mauricie sont des cigarettes de contrebande ce qui équivaut à un manque à gagner de trois millions par année dans les 200 dépanneurs de la région. Depuis le début de la contrebande au Québec, entre 700 et 1000 dépanneurs ont fermé leur porte.
«On parle de près d’un milliard de pertes dû à la contrebande de cigarettes au Canada en un an. Depuis les sept dernières années, on parle de 10 à 12 milliards de dollars qui entrent dans les coffres des criminels. Les autochtones sont pris en otage avec cette situation-là. Ils ont des groupes armés criminels sur leur territoire qui imposent la loi du silence» affirme Guy Leroux de l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA)
Les dépanneurs lancent un appel aux députés fédéraux afin qu’Ottawa crée une commission mixte sur la contrebande de tabac. Le problème de la contrebande figure parmi les priorités des dépanneurs de la région et ces derniers souhaitent voir les gouvernements en faire plus.
L’Association canadienne et québécoise des dépanneurs en alimentation (ACDA-AQDA), dans le cadre de sa nouvelle campagne d’appuis envers le premier consensus québécois et canadien sur la lutte à la contrebande, vient de recevoir le soutien officiel du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Près de 320 municipalités endossent la résolution de l’ACDA-AQDA afin de créer une commission tripartite entre les trois niveaux de gouvernement afin de régler une fois pour toutes le problème du tabac de contrebande.
«Rappelez-vous ceci! Un paquet de cigarettes de contrebande est moins cher qu’un paquet de gomme. Quel message on envoie aux jeunes? En plus, les jeunes de moins de 18 ans qui ne sont pas touchés par la loi et qui vendent des cigarettes font entre 1500 et 2000 $ par semaine. Essayez par la suite de les engager dans un dépanneur» renchéri Guy Leroux.
À noter que les données contenues dans cet article proviennent de l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation.


