Un mandat a été confié à la directrice des Affaires juridiques afin de procéder à la rédaction et à l’envoi des avis de réserve. «C’est une procédure tout à fait normale qui nous permet de préserver les valeurs des propriétés que nous avons l’intention d’acquérir pour faire le parc industriel à grand gabarit», signale le maire Michel Angers.
La réserve va interdire, pendant sa durée, toute construction, amélioration ou addition sur les bâtisses et les terrains qui sont visés. Cependant, les propriétaires peuvent exécuter les travaux de réparations nécessaires.
Si une entente de gré à gré n’intervient pas entre la Ville et le propriétaire et qu’une expropriation devient nécessaire avant l’expiration de la réserve, l’évaluation de l’indemnité sera établie en fonction de la date de l’expropriation.
Le site convoité est composé de 26 propriétés, dont sept résidences. Le 28 mai dernier, une tenue de registre sur le règlement d’emprunt de 5,4 millions$ relié à ce projet n’avait recueilli que quatre signatures, donnant ainsi le champ libre à la Ville pour aller de l’avant.
Une entreprise brésilienne?Rappelons que le parc industriel à grand gabarit se trouve dans le secteur Saint-Georges-de-Champlain, à l’intersection des routes 155 et 153, et offre un accès direct à l’autoroute 55.
Adjacent au périmètre actuel d’urbanisation, il s’agit d’un site qui offre une superficie disponible de 170 hectares. Il se trouve le long d’un gazoduc et d’une ligne de transport d’énergie de 735 kilovolts d’Hydro-Québec. Il peut être relié au réseau ferroviaire du Canadien National à près d’un kilomètre et à la gare de triage Garneau. De plus, la proximité avec la rivière Saint-Maurice permet son approvisionnement en eau brute et le site peut être également desservi par le réseau d’aqueduc municipal.
Depuis l’annonce de l’établissement de ce parc industriel à grand gabarit, des rumeurs laissent entendre qu’une multinationale du Brésil, Rima Industries, viendrait s’y établir dans les prochains mois. Spécialisée dans le magnésium, le silicium et les pièces d’automobile, cette entreprise pourrait générée entre 200 et 400 emplois et investir près de 200 millions$ à Shawinigan.


